[Background] Albynn Sanplum, gentil lala blanc

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[Background] Albynn Sanplum, gentil lala blanc

Message par Albynn » 12 avr. 2019, 10:08

Résumé :

Vivant dans une famille d'élevage d'oiseaux en plein désert, Albynn ne connait que très peu le monde. Il choisit le nom de Sasanoso Bybynoso à sa majorité.
Supposé frappé de malchance, car seul de la famille à la peau trop claire pour correctement travailler au soleil du désert, il s'est fait un tatouage blanc sur la figure sur conseil de sa famille, censé apporter bonheur et miséricorde de la part de Menphina, Déesse de son mois de naissance.
A sa majorité, intrigué par le seul livre ne parlant pas d'élevage de gallinacé de la maison, mais des races du monde, et remplis de dessins de Miquotes, il a préféré laisser l'élevage à sa famille outillée contre le soleil du désert, et partit à l'aventure.
Après un certain temps de voyage en calèche-stop, il est arrivé à Gridania. Hélas, les transports aériens y étaient bloqués, et les vols étaient rares et chers.

Pour gagner un peu d'argent, il a fait des petits boulots de livraisons, de chasse au petits animaux, de nettoyage...
Il a rencontré des moqueries de soiffard de tavernes de Gridania, l'appelant "la bibine sur pattes". Il a alors décidé de prendre un nom moins lalafel et plus éorzéen, se rappelant qu'il était le plus doué pour plumer les coquatrices de repas, et ayant entendu qu'on l'appelait "l'albinos" parfois. Aussi s'est-il redonné le nom de Albynn Sanplum.
C'est en faisant une livraison au quartier général des élémentalistes qu'il a découvert la magie durant une démonstration du maitre E-Yumi : il pouvait faire de la magie, lui aussi, s'il le voulait!
Il a alors suivit le cursus des apprentis élémentalistes durant les quelques mois nécessaire pour attendre d'avoir l'argent du billet, et un vol disponible. Il a découvert, selon lui, la beauté de toute la nature grâce à maitre E-Yumi-San.
Puis, de dédale en dédale, il est arrivé à la ville des aventuriers: Brumée. La proximité du "désert" appelé "plage" et de l'oasis géant appelé "océan" l'a fasciné, et décidé à rester... Plus encore en rencontrant beaucoup de gens très sympathiques.

Infos sur le BG :
Ce BG ne comportera pas de surnaturel, pas de demons, de néant, de maître de magie, rien.
Juste une famille simple vivant dans le desert, et subissant sa cruauté.
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Naissance

Message par Albynn » 12 avr. 2019, 10:50

"Mère, vous êtes sûre qu'il se fera à notre vie du desert...?"
"Ne t'inquiète pas Sayo, c'est ton frère après tout!"
Sasayo Sayo, la grande soeur familiale, contemplait son petit frère grand comme une noix de coco.
Aux cris de nouveau né qu'il poussait, c'est certain qu'il était en forme. Aux yeux vitrés contre le soleil qu'il avait, il était certain qu'il était de famille.
Mais à sa peau blanche dans une famille matte, les membres s'inquiétaient de ses capacités naturelles à supporter le soleil.
"Tu es sûre qu'il n'a pas un problème, mère? Il ressemble à ces chocobos blancs qui naissent parfois dans les couvées jaunes du desert..."
"Et les trouvent tu laid, ces chocobos blancs, Sasayo?"
"Absolument pas, mais ils sont bien plus visibles et vulnérables dans le desert! Et nous y vivont!"
"Nous le protègeront, c'est pour ça la famille."
"C'est vrai. C'est vrai."
Sasayo était inquiète. Elle avait vu tout ses frères et soeurs naitre, et chacun d'entre eux était groupé autour du berceau du nouveau member de la famille, attendris par le bout de chou qui babillait dans les couvertures. Mais jamais l'un d'eux n'avait manqué de ses protection naturelles contre leur environnement.
"Il est tout riquiqui!"
"Tu as été riquiqui toi aussi!"
"Même pas vrai!"
"Moi j'aime bien ses yeux rouges, on dirait deux étoiles du ciel"
"Je préfère les jaunes"
"On peut pas changer la couleur de ses yeux, espèce de figue va!"
"Non mais c'est toi la figue, ho!"
"Les enfants, pas de dispute surtout devant votre frère!"
"Oui mamaaaannn!"
"Qui c'est le chocobo blanc à son papa? Mais oui c'est toi!

Sasayo sourit. Après tout, leur mère avait raison: ils sont une famille.
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Le livre d'images

Message par Albynn » 12 avr. 2019, 12:54

"C'est Papa, papa est revenu d'Uldah!"
"Le dernier arrivé est une figue pourrie!"
"Hééé tu triche, arrète de pousser!"
La cohorte des six frères et soeurs se bousculait jusqu'à leur paternal. Le brave lalafel revenait avec sa seule monture personelle et les courses familiales, preuve que les affaires avaient étés bonnes. Et que les cadeaux devaient l'être en consequence.
Il eut à peine le temps de descendre de sa monture qu'un flot d'enfant l'applatis dans le sable.

"Papaaa!"
"Tu as vendu tout les dodos?"
"Tu t'es installé où? Près du crieur des nouvelles?"
"Les cadeaux, les cadeaux!"

Tout les trois mois, le père de famille allait vendre quelques oiseaux élevés par la famille, à Uldah. Et lorsque les ventes se passaient bien, il rammenait un petit cadeau à chacune de ses petites têtes. La condition était de ne pas avoir empiété sur le cadeau de ses frères et soeurs la dernière fois: si l'on veut son cadeau, il ne faut pas convoiter celui du voisin.
"Quoi, vous ne me laissez même pas descendre, prendre une bouteille, voir ma femme et faire une sieste avant?"
"Les cadeaux, les cadeaux!"
Même les deux ainés, pourtant ayant passé l'âge de faire des caprices, se prétaient à ce petit jeu de reclamation. C'était une tradition amusante, qui regroupait toute la famille. Toute, car sur la pointe des pieds, la mère de famille était venue discrètement rejoinder le fond du groupe.
"Allons allons, vous connaissez les règles, un par un et du plus grand au plus petit, cette lune ci!"
Impatients mais dociles, les six petites têtes firent la queue.

La première de la ligne était évidemment l'ainée, la grande soeur, Sasayo Sayo. Droite et fière, elle cachait sa curiosité derrière ses mèches dorées.
"Pour ma grande fifille, un plumier tout neuf!"
Sasayo avait vite montré son intéret pour les comptes familiaux, aussi les livres de calculs et les objets d'écritures étaient dans les plus courants, avec les chapeaux. Elle adorait les chapeaux.
"Hooo, tout en metal et avec des têtes de rechanges, merci papa! Ca me changera des plumes en biseau!"
Elle pris sa petite boite en regardant la plume à travers le verre, et s'en alla sur le coté.

Le suivant était le fils ainé, Roronoka Pinpinnoka. Mains dans le dos et le visage dégagé de ses cheveux roses, il questionnait son père du regard.
"
Pour mon grand filston, le deuxième volume de "L'Histoire de l'alchimie", comme promis!"
"Merci père, j'avais presque fini le premier!"
Le frère s'en alla rejoinder sa soeur et attendre le reste de la clique, observant la tranche de cuir de son cadeau avec intéret.

Le fils cadet, caché derrière son ensemble de bédouin bleu marine du desert, regardait ses peids en attendant que son père fouille les sacs.
"Pour mon petit chasseur nocturne, des gants fourrés, tannés et renforcés! Fini les brulures de cordes et les doigts frigorifiés!"
Les pupilles émeraudes brillèrent au dessus du masque qui laissait deviner un sourire. Avec ça, peut importe la force du chocobo au bout de la corde, il ne se ferrait plus mal avec le chanvre. Il pris les deux gants assez lourds, hocha trois fois la tête, et trottina vers ses ainés.

L'Enfant suivant, ou plutot les enfants suivants, s'avancèrent côte à cote. Leur petit regard émeraude brillait d'espièglerie, et l'une trahissait son impatience en bouclant ses cheveux marine autour de son indexe.
"Pour mes petites jumelles préférées, deux paires de boucles d'oreilles et deux accessoires pour cheveux, rouge et vert. Un de chaque, mettez vous d'accord!"
"On s'ètait déjà mises d'accord avant la demande papa, ne t'inquiète pas!"
La plus coquette aux cheveux impeccablement coiffés ramassa le noeud rouge, et les boucles vertes. Rejoingnant tranquillement ses ainés afin de mettre les boucles toute seule, sa soeur s'empressa de prendre le bandeau vert et les boucles rouges, ne perdant pas de temps à fixer ses cheveux en place et courant quémander de l'aide à Sasayo pour les boucles.
Après les jumelles s'avanca une petite capuche violette, couvert de haut en bas pour se cacher du soleil.
"Et pour mon petit chocobo blanc, un livre d'images sur les Miquotes."
Le petit bout de chou de cinq and tendis ses mains gantées, bien petites pour un livre d'image standardisé pour des enfants miquotes. Il Agrippa son trésors, laisse un "mici papa" et trottina dans le sable pour la presentation et le partage des cadeaux.

Durant ce temps, le père alla embrasser sa femme et ses deux petits derniers: le jeunot de quelques annés dans les bras de sa femme, et le futur bébé dans son bidou.
"Et à moi, mon cher mari, que me rammenez vous?"
"La meilleure, la plus parfumées des huiles pour la santé de la mère de mes bouts de choux!"
Ils se seraient bien fait des mamours, si une petite voix avait ommis de les interrompre:
"Et le gateau, et le gateau!"
Visiblement, le traditionnel gateau de retour ne pouvait pas non plus attendre.
"C'est une tarte à la pomme fée et aux bananes celestes, mon petit chocobo blanc!"
L'air choqué de sa femme ne lui passa pas à coté.
"C'est une fois de temps en temps, ma chérie, on peut se permettre un plaisir familial! De la banane celeste!"
Sa femme soupira, acceptant l'argument.
"C'est vrai, tu as raison, j'espère juste que les enfants comprendront qu'on ne peut en prendre régulièrement."
"Ce n'est pas en les privant de découvertes qu'on leur apprendra la patience et le cout des choses, ma chérie, et tu sais que c'est le principal pour des marchands."
"Tu as raison, mais à propos de coût... Les enfants, il faut aider votre père à décharger le chocobo! Aller aller!"
A nouveau, la petite famille vint faire la queue près du chocobo, les uns et les autres portant ce que leur taille leur permettait. Les plus grand rammenèrent les bottes de fourrages et les medicaments pour les chocobos et la famille, les plus petits prirent des petits tas de linges neufs.
"Papa, papa, c'est quoi de la banana celeste?"
demanda une des jumelle en trottant avec les fourrures.
"Banane céleste! C'est un fruit en forme de croissant de lune, jaune, et il a une peau èpaisse!"
répondis Roronoka Pinpinnoka en portant un ballotin d'herbe sèche.
la jumelle réfléchit un moment avant de conclure:
"Ho le menteur, ça existe pas un fruit aussi moche!"
"Bien sûr que si!"
"Nan, hou le menteur, le menteur!"
"Tu verra sur la tarte s'il existe pas, mon fruit!"
Dernière modification par Albynn le 15 avr. 2019, 16:06, modifié 1 fois.
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L'èpreuve de l'oeuf

Message par Albynn » 12 avr. 2019, 17:52

Le jeune lalafel blanc s'inquiétait. D'après ses estimation, son oeuf d'épreuve aurait du éclore.... Hier.
Dans la famille, en guise de preuve de l'aprentissage de l'élevage aviaire, on confie un oeuf au jeune lalafel, et il doit s'en occuper pendant un an, jusqu'à ce que l'oiseau commence sa phase adulte.
L'oeuf en question est tire au sort dans les dernières pontes. Lui avait hérité d'un oeuf de dodo... Pour cette raison, il avait amadoué une mère dodo et lui avait fait couver l'oeuf.
Mais le temps necessaire à l'éclosion commençait à être dépassé, et le lalafel s'inquiétait de la santé de son oeuf.
Un jour, deux jours.... Une semaine, deux semaines....
Il n'y tint plus et alla quérir de l'aide auprès de sa grande soeur, Sasayo, l'experte des oeufs et des bébés oiseaux.
"Grande soeur, mon oeuf n'éclot pas! pourtant j'ai vérifié: le dodo ne s'en détache pas la nuit, il y a bien un bébé dedans, le dodo tient assez chaud et est bien nourris, il n'y a pas de fêlure sur la coquille..."
"Ho, mon petit chocobo blanc, tu sais que si je t'aide et que l'erreur vient de toi, cela signifie que tu as échoué à la partie de l'éclosion de ton oeuf?"
"Je sais, mais il va mourir si j'ai fais quelque chose de travers et qu'il ne sort pas! Je m'occuperais pas des oeufs, tant pis!"
La soeur soupira. Au moins, il était conscient que la vie est précieuse, et comme il le disait, il pourra s'occuper des oiseaux déjà nés. Avec tendresse, elle lui expliqua:
"Ton oeuf n'est pas un oeuf de dodo, c'est un oeuf de chocobo. Il éclorera la semaine prochaine, et il faudra t'en occuper vite, le dodo risque de mal le reçevoir."
Sa grande soeur avait raison. La semaine suivante, il entama sa deuxième phase d'épreuve: le poussin. La mère dodo avait fini par rejeter le poussin quand il obtint un début de plumage jaune, et les mères chocobos ne voulaient pas de cet oiseau inconnu.
Alors il le nourrit, le garda au chaud, lui fit faire de l'excercice. Le lalafel ne quittait jamais son chocobo, et le vit devenir un jeune adulte.
Il fut surprise de la facilité de dressage de l'animal, et compris que les Douze le récompensaient de sa tenacité malgré les semaines d'échec avec son oeuf.
Et vint le jour où il devait presenter les résultat du dressage de son jeune adulte à sa famille.
Dans l'enclot à chocobo, tout fier, le lalafel sella le chocobo, mit les rennes, et monta sur le dos du chocobo docile. Droit sur l'animal, il lui fit faire un petit tour autour des grandes clotures de bois, mais il n'obtint qu'un silence gèné de le part de toute sa famille.
Roronoka fit signe à son jeune frère de descendre du chocobo et de l'ammener prés de leur coté de la cloture. Lorsque le duo fut assez près, il lui demanda de donner les rennes à son grand frère cadet, le silencieux Lulunevo Jejenevo. Le lalafel dans son habit du desert se saisit des rennes, lui mis le pied à l'étrier.
La seconde d'après, le lalafel masqué partait en vol plané à l'autre bout du ranch. Son agilité lui permis d'attérir en roulé boulé pour éviter les blessures.
"Je suis désolé frèrot, ton chocobo n'est pas dressé: tu l'as tellement couvé qu'il te prend pour sa mère, comme un membre de son espèce, et ne supporte pas les humains. Il t'autorise tout ce que tu veux, mais n'obéis qu'à toi. Il va falloir insister autrement."
Le petit frère en question était déçu. Il s'était encore planté, une fois de plus, et il ne lui restait qu'une maigre chance de prouver qu'il était capable d'aider la famille.
La douce étreinte de Sasayo le réconforta, jusqu'à ce qu'il sente une vive douleur dans la joue.
"Aie, soeurette, ton chapeau m'a piqué!"
"Ho bon des Douze, pardon frèrot!"
"ATTENTION, CHARGE!"

Il se produisit beaucoup de chose en même temps. Au cri d'alerte, Sasayo et Roronoka poussèrent leurs deux jeunes frères sur le coté. En basculant depuis la hauteur des barriers de bois, le lalafel blanc eu le temps de voir un tas de plumes jaune percutter violemment leur ancienne assise. Le chocobo mal dressé, furieux qu'on ai blesse son géniteur, avant fait une charge de tout son poids.
Lulunevo, qui avait brisé son habituel silence en voyant la fureur de l'animal, se précipitait pour aller maitriser la bète.
De leur coté, les jumelles qui avaient pris place plus loin sur la barrière avaient une hauteur parfaite pour dominer l'animal. La jumelle costaude au bandeau vert vient ramasser les rennes pour maintenir l'animal, et sa soeur au noeud rouge sauta sur la boule de plume en furie pour le distraire.
"Frèrot, il n'écoute que toi, arrète le!"
Le lalafel blanc se rappel mal ce qu'il s'est passé ensuite. Il se rappelâvoir tenté de calmer le chocobo. Il se rappel la peur, la fuite, puis le crâquement sinistre d'un os brisé.

La famille était en deuil devant le cadavre. Dans la lute et les tentatives de fuite, le chocobo s'étsait brisé la patte. Incontrolable, indompté, l'animal avait été abattu. Le pauvre apprentis dresseur pleurait devant son echec, et devant le sort de la pauvre bète. Ses frères et soeurs ne savaient comment agir, c'était la première fois qu'une épreuve de l'oeuf finissait en catastrophe. Les deux parents essayaient de réconforter le jeune fils.
"Ma boule de laine, ce chocobo servira a nourrir des gens affamé. Il n'est pas mort pour rien. Tu saura élever les prochains, maintenant."
"Petit chocobo blanc, si tu veux, je t'emmène à Uldah le mois prochain, et tu apprendra les ficelles du commerce. Tu n'aura pas besoin de savoir élever des chocobos pour qu'on t'aime."
"Il n'a pas eu le temps de souffrir, je te jure, mon bébé."
"Tu aurais réussi à le dresser, nous en sommes certains, ta mère et moi."
Entrainant sa femme et son fils dévasté à la maison, le père lalafel fit un signe de tête à Roronoka vers le chocobo. Celui-ci hocha la tête.
"Sayo, nous allons faire disparaitre le chocobo, tu veux bien t'occuper de petit frère?"
Le jeune dernier encore en couches culottes pleurait dans les jupes de sa grande soeur, encore choqué par l'attaque, et partageant la peine de son frère. La plus douce des jumelles vint lui prendre la main et lui embrassa le front.
"Je m'occupe de lui, Sayo, tu aura plus de force que moi pour la découpe."
Sasayo Sayo la soupçonna d'utiliser ce pretexte pour ne pas parler de son manque de volonté de trancher le chocobo de son frère, mais lui laissa cette excuse.


La nuit tombait sur le desert, et tout le monde essayait de faire ressembler ce diner à un diner habituel. Tout sujet qui évitait les oiseaux était bienvenu: les prochains habits à acheter, les nouvelles d'Uldah, l'état des figuiers de l'Oasis...
Mais éviter le sujet ne permettait pas de ne plus y penser. Au contraire, tout le monde y pensait tout le temps, se demandant à chaque parole s'il y avait un rapport proche ou éloigné à éviter.
Exceptionellement, la mére lalafel proposa à la famille de manger dehors. En silence, les deux parents et les six enfants encore debout allèrent s'assoir sur le banc de repos.
Lulunevo, plus à l'aise dans la brise de la nuit, fredonna quelques notes sans interet. Pas si loin que ça, un chacal appelait sa meute au repas. Le lalafel blanc hoqueta: la meute avait surement trouvé les os et les abats de son chocobo, abandonné aux prédateurs dans le desert. Une dizaine de mains dans le dos tachèrent de lui rappeler qu'il n'était pas seul, dans cette journée au destin cruel pour un petit lalafel et un chocobo.



Le petit blanc se réveilla tout seul le lendemain. Personne ne l'avait réveillé pour l'obliger à participer aux habituelles corvées. Pour éviter de s'envoler par une tempète de sable, la maison était construite depuis le sol, dans les profondeurs, presque exclusivement en bois. Les chambres étaient donc protégés du froid la nuit, et de la chaleur le jour, par une épaisse couche de sable et le rez de chaussé. Et encore en dessous, se trouvait la reserve de nourriture, au plus frais de la maison.
Le coeur gros, il monta les marche de bois jusqu'au rez de chaussé. Sur le banc brut de la salle à manger, la mère de famille nourissait le petit dernier.
"Ho, ma boule de laine. Comment te sens tu? Tu peux prendre le livre des Miquotes si tu t'ennuie."
Visiblement, sa famille avait décidé de lui laisser du repos aujourd'hui. Mais il sentait qu'il avait besoin de s'activer, d'agir, ou il allait ressasser son chagrin en boucle. Par la fenêtre, il voyait Sasayo et son père partir en direction des hurlements de meutes d'hier. Les os intacts et nettoyés pouvaient servir aux bijoux ou aux outils, on ne gâche rien dans le desert. Il soupira.
"Merci mère, je vais nourrir les oiseaux plutot."
L'inquiètude se lu dans le regard de la dame.
"Bien, si tu as besoin d'aide, je serais allé nettoyer les enclots."
Transporter l'eau, le foin et les legumes pour les oiseaux n'était pas une mince affaire. Ce n'était pas plus mal, les efforts lui lavait l'esprit. La dernière fois que sa famille avait subit pareil silence de mort, c'était à la fausse couche du huitième jeune. Une infection avait eu raison du huitième membre de la jeune génération, laissant, selon les parents, une fraterie inachevée, et une mère extrèmement touchée et culpabilisante.
Une grosse tête jaune plongée dans son seau à legumes le rammena à terre.
"HAAA!"
"KWEH!"
Le seau de legumes roula par terre, au grand dam du chocobo don't le cou était trop court pour atteindre la nourriture renversée. Le lalafel, lui, sentait son Coeur batter la chamade, encore et encore, et ses mains tremblaient. Le tout empirait en regardant le chocobo pourtant pacifique.
Durant les première leçons de chevauchées, leur père avait explique qu'il fallait immédiatement remonter en selle après une chute, au risqué de developer la peur de la chevauchée.
Il était "tombé" en s'occupant d'un chocobo, il avait peur de s'occuper d'un chocobo.
"Ma boule de laine! Ca va? Tu t'es blessé?"
La mère s'ètait mise à travailler aux enclots proche de son fils, afin d'avoir l'oeil sur son état. Elle estimait avoir fait le bon choix.
Après un silence de réflexion, le lalafel osa demander, avec grand peine:
"La viande de mon chocobo, elle sèche dans la reserve?"

Les jumelles rentraient de la chasse. Pour completer leur enclot avec la mort du chocobo la veille, ells étaient partie capturer un jeune récemment sevré dans un troupeau sauvage.
Dans la famille, chacun avait son utilité, et son ou ses talents d'éleveur.
Sasayo, la soeur ainée préférait tenir les comptes familiaux et s'occuper des oeufs et des poussins. Elle n'avait pas son pareill pour distinguer un oeuf de dodo à un oeuf de coquatrice, et comprenait tout les pioupioutement des pioussins comme des paroles humaines.
Roronoka, le frère ainé, était doué pour s'occuper de la santé de l'élevage. Décoction de soins, pansements, maladies, c'était son truc. In talent indispensable, et économique en consultations.
Lulunevo, le cadet des frères et troisième de la fraterie, est le plus à l'aise dans la nuit, malgré le froid et les dangers. Naturellement silencieux et reservé, il exploite cette capacité en prenant ses cibles, chocobos et coquatrices comme prédateurs, par surprise.
Les jumelles excellaient à la capture sauvage. L'une avait une forte poigne et une agailité lui permettant de chevaucher l'animal et le fatigue au rodeo. La seconde l'aidait en empèchant la fuite de l'animal, sa force de bras et de pieds lui permettant de se cramponner exceptionellement bien dans le sable. Les genêts sauvages ne résistaient pas longtemps aux soeurs.
Mais le dernier éleveur de la fraterie... N'avait toujours pas montré de talent quelconque pour l'élevage. A ses propres yeux, le lalafel blanc n'avait aucun talent, et se sentait inutile. Il avait pourtant accompagné chacun de ses frères et soeurs, mais n'avait pas trouvé sa place. Pour couronner le tout, il avait eu le pire résultat possible ' l'épreuve de l'oeuf.
Le pire.
le pire.
LE PIRE!
Sa rage et sa tristesse l'empècha de se render compte de l'arrivée des jumelles. Fourbue malgré la chasse, ells se disaient que quelqu'un devait bien déplumer la viande de chocobo pour qu'elle soit consommable. Au pied des escaliers, celles ci regardaient le tas de plumes impeccable, la viande nettoyée, et leur frère. Puis se regardant, elles sourirent.
Sans s'en render compte, leur frère venait de trouver son ironique talent d'éleveur...
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La huitième

Message par Albynn » 15 avr. 2019, 15:07

Il était très tôt. Pour beaucoup, il était même encore plus tôt que tôt.
Mais dans une famille où on se lève aux aurores pour travailler, simplement tôt.
La petite mère de famille débarquait dans la chamber commune en hurlant. La soeur ainée sursauta de son édredon, le cadet, de son tapis de sol. Le frère discret cligna deds yeux depuis son pouf remplis de sable, les jumelles manquèrent de tomber de leur toile de jute. Le petit blanc se frotta les yeux de son hamac au plafond, et les deux jeuens derniers pleurèrent de cet assaut auditif de bon matin.

"Dépêchez vous, on va chez les Anciens!"
Les anciens, parents de la mère de famille, habitaient à plusieurs heures de voyage. Probablement aivaient-ils rendez-vous pour déjeuner. La lalafelle continuait de donner ses orders sans souffler:
"Roronoka Pinpinnoka et Lulunevo Jujunevo, vous gardez votre frère et la ferme. Tout le monde debout, départ immédiat.
Le frère cadet gromella. lui aussi voulait vir ses grande parents, et il avait ét de corvée de gardiennage déjà la fois dernière.
"Mère, ce n'est pas juste, j'ai déjà..."
"Vie ou mort, Pinpinnoka."
Le concerné se tu au signal.
Les parents de la grande famille avaient une idée precise sur leur environnement: dans le desert, il faut une information courte et rapide en cas d'urgence. Aussi la famille avait-elle mis en place des codes de dangers. "Charge" était l'un d'entre eux, en cas de charge de chocobos. Cela permettait au cerveau d'agir sans réfléchir. "charge", donc on saute sur le coté. "Coeurl droit", on se tourney à droite et on défie le coeurl. "vers des sables", on ne bouge plus et on ne fait plus de bruit pour ne plus être repéré par le vers sous le sol.
Mais quelques avertissements servaient à couper court à des conversations, comme "Vie ou mort". Ainsi, Pinpinnoka compris qu'il y avait un problème mortel et que ce n'était pas le moment de faire des caprices.
Mais toute la fraterie le compris aussi.
Tel une mécanique bien huilée, la fraterie prépara son voyage en temps record. Les jumelles et leur frère blanc entassèrent trois jours de vêtements pour chacun dans des sacs en peaux, la soeur ainée prépara les vivre de voyage à base d'outres d'eau et de viande séchée, et les deux grands frère atellèrent le traineau des sables.
Le traineau des sables est in vieux moyen de transport dans le desert, où les roues sont inutiles. C'est bol de bois dur qui peut être tirée par des chocobos, mais don't le mat central permet aussi de voyager par les vents du desert. Le plus dur étant de convaincre le chocobo de trait de rester tranquille sur le bois lorsque le vent se lève...

La petite foule installée sur le traineau, la mère serra bien fort son porte bébé à sa taille, saisit les rennes, et fit partir le chocobo au gallop.




Le voyage allait durer une demi journée au bas mot. Ainsi, la lalafelle avait pris le temps d'expliquer l'urgence.

"Les cultures de votre oncle ont étés attaqués par un troupeau de chocobos affamés venant du sud. Sa femme et lui ont tenté de les repousser, mais les bètes se sont défendues, elles avaient bien trop faim pour abandonner la nourriture. Les Anciens ont pu les mettre à l'abris, mais ils sont sévèrement blesses et ils ne peuvent plus se débrouiller seuls".
Le silence pesant rendait la famille sourds aux intempéries du desert. Le sable crissait sur la coque de bois. De tems en temps, in nuage de poussière se levait à la coline voisine. Les troupeaux sauvages fuyaient les humains. De temps en temps, ce qui ressemblait à in rocher polis par le sable se mettait à rouler, les coquatrix fuyaient le bruit de frottement.
Place au milieu de ses frères et soeurs, le petit blanc fixait le chocobo de trait. Sa capuche violette, protection contre le soleil, ne lui laissait que peu d'angle de visibilité.
Le fringuant et infatiguable volatile lui donnait envie d'être fier aussi, de pouvoir élever in bel animal pareil, comme le reste de la famille.
Mais il s'était planté, et il n'avait pas envie de réessayer tout de suite. Il avait peur d'un nouvel échec cuisant.
Cuisant, comme le soleil de ce milieu de journée.
Le voyage allait bientot toucher à sa fin.



Les cultures étaient dans un état lamentable. Les legumes gyshal avaient étés arrachés du sol, même les pas mûrs. Les jeunes figuiers avaient étés dévorés, et les plus vieux avaient leur troncs lacérés de coups de pattes. L'eau de l'asis, habituellement pure, n'était plus qu'une mare de boue, de plumes et de feuilles de legumes défraichis. Et au milieu de tout ça, du sang, le prix de la faim et de la survie.
Le prix de la vie.

In panier à la main, le lalafel blanc triait les fanes encore comestibles des fichues. Il gardait les bonnes dans son panier pour les cuisine ce soir, et les autres dans un tas à côté, qui serait bonne pour le chocobo de trait. Sa grande soeur nettoyait les bords de l'oasis, une des jumelles aidait leur mère à soigneur leur oncle et sa femme, et la dernière jumelle récupérait les figues encore comestibles.
Leur père arriverait demain avec un autre traineau.
In court sifflement, net, poussa tout le monde a lâcher ce qu'il faisait et à rappliquer en vitesse. La jumelle descendit du figuier, Sasayo Sayo sortit les pieds de l'eau, et le petit blanc accourru avec son panier.
Sur son lit, leur belle tante tentait de faire bonne figure. Difficile pour quelqu'un qui s'était fait piétiner et broyer les os. L'hémorragie était trop importante, elle voulaitdire au revoir à ses neveux et nieces. Faiblement, son mari bandé lui tenait la main. Il ne pouvait même plus la voir partir. Leur fille, à peine moins agée que le Benjamin de la famille nombreuse, pleurait sur les draps.
Et les larmes d'enfant teintées de sables accompagnaient le prix du sang.
Et les larmes de sang d'un adulte teintaient le sable.
En ce soir, la belle tante mourrut seule, entourée des siens.


Les jours ont passes. Le père était venu aider, et il fallut prendre une grande decision. Il fallut quelques voyages en traineau, mais le déménagement se fit correctement. Les Anciens, l'oncle aveugle et la cousine s'installèrent avec leur famille voisine. Malgré son handicap, l'oncle parvint à se faire une place indispensable auprès des enfants avec ses histoires, et auprès de tous par son habilité manuelle: triage des fruits, tricot, tissage, ses yeux ne semblaient pas tant lui manquer, et son énergie se transmettait aux Anciens.
Et la fraterie accepta une petite soeur de plus.
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Rite de passage à l'âge adulte

Message par Albynn » 15 avr. 2019, 15:51

Le lalafel blanc en avait pleins la tête. Des idées, des penées, des questions.
Enterré dans le sable jusqu'qu cou, il ne pouvait pas faire autre chose de toute manière. Et interdiction de discuter avec son frère Lulunevo Jejenevo. Le ritual ètait stricte: il fallait rester dans le sable jusqu'à ce que la bougie s'éteigne. Un chapeau le protègeait du soleil, et son frère guettait toute trace d'animaux sauvage.
Lui devait juste réfléchir à son nom d'adulte. Evidemment, il ne faut pas choisir son nom à la légère. C'est une identité qui restera toute la vie!
Cela faisait longtemps qu'il s'était dit qu'il appréciait le son "sa", comme chez sa soeur. Mais il ne pouvait décemment pas s'appeler Sasayoyo. C'était trop proche du nom de sa soeur, sa famille rejetterait le nom. Sans compter qu'il restait encore une syllable à choisir pour l'autre particule.
Il jetta in oeil à son frère Lulunevo Jejenevo. Il aimait bien la composition de "nevo" aussi. En combinant sa soeur et son frère, il obtenait Sasanevo. Mais c'était toujours impersonnel, une copie de sa famille.
Il devait se définir par lui-même, pas par sa famille.


Qu'est ce qui le différenciait des autres?
Son incapacité à l'élevage, bien sûr. Il grimaça: il ne voulait pas porter ses echecs dans son nom de lalafel! Autant s'appeler Bouboulette immediatement!
Il lui fallait autre chose. Evidemment, c'était son physique. Une peau très claire, des cheveux blancs, des yeux rouges.
Il aimait bien son physique, malgré les désaventage que cela lui apportait dans le desert. Et à défaut que sa peau soit plus sensible, ses cheveux renvoyaient mieux la lumière et la chaleur, il restait plutot bien au frais. Ses yeux rouges lui raèèelaient certaines étoiles dans le ciel, et sa famille lui disait toujours qu'il était très mignon.
Sa mère lui avait appris qu'on parlait de membres albinos d'une espèce: blanc ou très clairs, aux yeux rouges, contrairement aux member sde sa famille ou de son espèce. Leur père avait même emmené les cinq plus jeunes chez in voisin qui était très fier de son dodo albinos adulte. Une grosse bète rondouillarde, blanche et aux yeux comme des rubis. Son propriétaire se vantait de vendre les plumes de mue à mille gils la poignée! Mille gils!
"Et ça se vend du tonnerre!" s'exclamait-il en gonflant le poitrail.
La jumelle espiègle s'était même moquée de lui en disant qu'il agissait comme s'il était le papa, et avait récolté une bonne tape sur la tête.

"Albinos". Le mot sonnait plutôt bien, à son gout. Al. Bi. Nos. Trois syllables pour deux manquantes.
Sa, Al, Bi, Nos, Nevo. Il avait de quoi faire, mais quelque chose lui plaisait déjà. D'un bref soufflé, il éteignit la bougie. Son frère se leva et sonna la cloche. En quelques minutes, les têtes colorées de sa famille vinrent le désensabler sans un mot.
Une fois mis à nu sous le soleil, protégé uniquement d'une tunique légère, il inspira et clama:
"Sasanoso Bybynoso".
L'acclamation générale de sa famille le confirma dans son choix.
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Le tableau

Message par Albynn » 16 avr. 2019, 11:52

"Bybynoso!"
"Ha! Oui père!"
Le lalafel distrait quitta l'échoppe d'esquisse et revint vers son père mécontent.
"Par Nald et Thal, je t'ai promis de te laisser vagabonder ensuite si tu m'écoutais, mais tu es distrait constemment! Fais un petit effort!"
"Pardon père, mais il y a tellement de choses à voir!"
Le père soupira. Son fils avait raison, il y avait beaucoup de choses à voir. Pour un enfant jamais sortit du déset, tout était intéressant. Mais, s'il voulait lui enseigner le commerce, à défaut de l'élevage, ils n'avaient pas le temps de flanner devant les échoppes. La fâute au temps, puisqu'il ne passait que tout les trois mois.
"Bon, faisons autrement. Tu aimes ces échoppes, c'est ça?"
"Beaucoup!"
"Cela fait deux heures que l'on se promène, et même avec ta distraction, tu as bien du retenir une chose ou deux. Voici l'argent que je dépense en moyenne pour les cadeaux, et un supplément. Essaye d'en trouver un pour chacun en négociant sans relache à chaque fois, je me tiendrais pas trop loin pour voir comment tu te débrouille."
Le lalafel lut tout de suite l'inquiètude teintée de peur dans le regarde du lalafel. Son échec de test avec le chocobo le hantait toujours. Il se gratta la moustache, et tapotta la tête de son fils.
"Ecoute mon grand, c'est pas grave si tu fais des erreurs. Même tes parents en font. Tu te rappel quand ta mère a fait tomber le gateau de la semaine dans le sable quand elle l'avait mis sur le rebord de la fenêtre? Et quand Jejenevo a marché sur la patte du chocobo de course?"
Le lalafel hocha la tête.
"Je me souviens. Mais ce n'est pas pareil, c'est pas une maladresse, c'est pour tester si je suis bon à rien ou pas!"
"Filston, tu apprend le marchandage depuis deux heures, tu crois vraiment que je te pense capable de réussir aussi bien si rapidement?"
Le filston en question secoua la tête après réflexion. En réponse, le père le poussa gentiement vers les étals.
Tel une abeille, le lalafel alla d'échoppe en échoppe, butinant les infos et glanant les gils comme il pouvait. Son père suivait à légère distance, feignant de s'intéresser aux étals sans dire mot, parfois souriant ou grimaçant.


Le père et le fils se rejoinrent au bout de quelques heures sur un banc pour faire les comptes.
"Bon, visiblement, tu n'as pas eu besoin de plus que ce que je t'ai donné, c'est un bon début. Faisons le tour."
Il saisit une sculpture en bois représentant un palmier.
"Pour ta petite soeur?"
Leur cousine était maintenant avec eux depuis assez de temps pour faire comme partie de la famille, avec leur oncle. Les enfants avaient pris l'habitude de la considerer comme une petite soeur, même si elle disait toujours "tonton" et "tata" aux parents. Le lalafel hocha la tête.
"Très bonne idée. elle pourra jouer avec et décorer la chambre lorsqu'elle s'en sera lassé. Mais tu t'es laisse trop attendrire par le jeune vendeur, tu aurais pu en tirer encore dix gils de moins."
"Mais c'était un enfant! Et il n'en pouvait plus de ne pas vendre!"
Le père reposa la sculpture et fronça les sourils, parlant avec un regard sévère.
"C'est justement car ce sont des enfants qu'ils sont plus dangereux. Plus ils sont formés petits, plus ils sont sournois. Ils te regardent avec leurs petits yeux mignons, et font fondre ton coeur et ton porte monnaie! De vrais rapiats, et ils le savent! Et leur famille aussi!"
Ce faisant, il pointa du menton le petit vendeur de statues en bois. Deux lalafels adultes étaient venus lui livrer deux caisses de statues supplémentaires, et le regard mouillé du petit vendeur avait disparu sous la joie.
"Ho. Mais, c'est malhonnète!"
"Non filston, c'est la dure loi du commerce. C'est tout à fait legal tant qu'on ne te prend pas ton argent ou tes biens par la force ou la menace."
"Ho..."
Il prit l'objet suivant. Il s'agissait d'un long bijou de cou compose d'une petite chaine en argent et d'un ruban blanc.
"Je t'ai vu choisir ceci pour ta mère..."
"Non, c'est pour grande soeur Sayo."
Le lalafel leva un sourcil et la moitier de sa moustache. Il faisait la grimace: la seule personne de la famille qui aimait les bijoux sophistiqués était lur mère, et non Sayo. Le choix lui semblait incomprehensible.
"Tu te rappel de son chapeau préféré avec le ruban blanc?"
"Oui, mais elle ne peut plus le porter: elle le trouve incomplet sans son ruban."
"Justement, je me disais qu'elle pouvait mettre ce bijou comme ruban autour. La couleur est identique, et la chaine fera jolie."
Le père fit jouer sa moustache. L'idée était en effet defendable, à voir si Sayo aimerait le brilliant sur son chapeau.
"Je vois, on verra bien si elle apprécie. Par contre, tu as eu de la chance que cette Roegadyn ait des prix raisonnables, tu n'as pas marchandé non plus! Il faut pas te laisser envouter par les belles femmes, filston! C'est comme les enfants, beaucoup s'en servent comme arme de commerce!"
"Oui père..."
Le monsieur considéra le reste des cadeaux: une paire de babouche neuve et solide pour Lulunevo Jejenevo et ses crapahutage nocturnes, une boite en metal pour le necessaire d'urgence pour Roronoka Pinpinnoka, une laque colorée pour cheveux pour la coquette jumelle Mimiwa Miwa, un extenseur en caoutchouc pour sa soeur Nonowa Nowa, une carte du thanalan pour leur benjamin, un verre grossissant pour les ouvrages de leur mère,des cousins brodés pour les Anciens, un encens senteur figue pour tonton, et un tableau d'une esquisse de forêt. Le père présenta le tableau:
"Je voulais te féliciter pour ta négociation sur ce tableau, tu en as obtenu un excellent prix! Mais pourquoi t'être acharné sur le prix de ton propre cadeau?"
"Je voulais.... Qu'il coute le moins cher possible, père."
"Certes, c'est le principe du marchandage, filston. Mais pourquoi plus celui-ci que les autres?"
"Hem..."
Il détourna le regard. Comment pouvait-il exprimer la volonté de ne pas être un poids financier parce qu'il était un incapable aux affaires familiales? Il ne se sentait pas utile, mais le dire à son père lui semblait être une insulte à ses efforts. Sous le silence de malaise, le père soupira et changea de sujet.
"En tout cas, tu as bien choisi, c'est un magnifique dessin! Je dirais dessiné d'après nature à Sombrelinceul. Frorêt du Sud, même, vu les rochers en hauteurs et la rivière dans le fond."
"C'est un endroit réel alors?"
"Bien sûr, le monde ne se limite pas à Uldah et notre desert, tu sais. Il n'y aurait pas assez de place pour toutes les ethnies, sinon!"
"Oui, non, ça je le savais, mais... C'est un bel endroit."
"Trop éloigné pour que je t'y emmène, filston. Désolé."
"Je m'en doutais un peu, tant pis."

Ecaliré par la bougie de lecture de son frère, Bybynoso fixait son tableau. Allongé dans son hamac, il avait place l'oeuvre de manière à l'avoir pile en face de lui, suspendu au pilier de bois qui tenait son lieu de repos en l'air. La bougie plus au sol créait une ombre oranges sur les arbres de la peinture, tel un coucher de soleil.
Cette peinture lui plaisait bien.
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Le tatouage

Message par Albynn » 16 avr. 2019, 14:25

"Mère, vous êtes sûre que votre amie travaille là dedans...?"
Bybynoso fixait la tente violacée peinte de symbols mystiques blanc. Cela ne lui donnait pas envie d'entrer, d'autan qu'il ne voyait aucune ouverture pour la lumière du jour. La tente était, de plus, cachée par l'ombre des murs d'Uldah, rendant le tour cache, mystérieux, sinister.
"Ne t'inquiète pas, elle fait ça pour le folklore. Tatouages magiques, mystisme, mystères, tout ça, ça fait vendeur."
"Elle ne fait pas de tatouage magiques alors? Pourquoi allons nous la voir?"
"Si si, mais la tente et l'ombre, ce sont des artifices. Ca donne l'air d'être plus vrai, tu vois?"
"Je vois pas trop, non. C'est juste inquiétant..."
"C'est parce que ca a l'air inquiétant que ça fait vrai."
Le jeune lalafel décida de ne plus discuter. Ce concept de "ca fait peur donc ça fait vrai" le dépassait complètement. Le mieux était de l'admettre et de faire avec. Pour le moment, il se contentait de suivre sa mère dans la pièce sombre de la marchande itinérante.
Au milieu de l'ombre, une petite silhouette était debout derrière une longue table où l'on pouvait deviner une rune de forme humaine. La femme était éclairée par la faible lueur d'une bougie suspendue, sa visage dissimulé dans l'ombre d'un chapeau pointu. Dans le fond, deux cranes fixaient l'assemblée d'une lueur rouge maléfique, et divers dessins magiques étincelaient dans l'ombre de la tenture. Une voix rauque émana du curieux corps de la lalafel. Instinctivement, le fils se cacha derrière sa mère.
"Soaaaayeeeeez les bienvenuuuus dans la tente de la Magicienne du Cooooorps!"
Salut Kona!"
""Mais? C'est Chipa!"
La voix de la femme avait viré de la vieille femme rauque à la douce voix d'une mère. Elle toussa, disparu de la lumière des bougies, et aveugla tout le petit monde en ouvrant une fenetre de tissus, faisant entrer la lumière du jour.
L'éblouissement passé, le jeune lalafel trouva l'endroit bien moins impressionant, avec sa grande table vernie sertie d'un contour humains en sable brilliant, avec ses peinture blanches de toute les forms sur la tenture, et ses cranes de plâtres aux globes de verres rouges.
Abandonnant son chapeau pointu, la lalafel vint saluer son amie.
"Chichipa Chipa, ça fait longtemps! Tu veux un thé?"
"Non, à vrai dire, je viens en tant que cliente. Mon cinquième enfant, Bybynoso, aurait besoin de tes talents."
Kokona Kona siffla.
"Cinq! Tu plaisantais pas quand tu me disais que tu voulais pleins d'enfants! Combien d'autres après celui-ci?"
"Deux, et une niece plus ou moins adoptee."
"Ca doit être joyeux à la maison."
"Très."
Trottant de droite à gauche, Kokona Kona s'en alla éteindre ses bougies de folklore. Mieux vallait économiser la merchandise.
"Ca m'arrange que cela soit toi qui vienne. J'avais mal aux yeux à force de tatouer à la bougie aujourd'hui, j'aurais du m'abstenir de lire ce passionant livre avant le couché. Et je te parle pas de ma voix cassée. Argarglgl!"
"Tu veux aue j'aille te prendre du sirop au marché pendant que tu discute?"
"Volontier, le porte feuille est juste derrière la sculpture en étoile, là."
"Quoi? mais mère, attendez, vous n'avez pas parlé de...."
Sans même s'arreter, la lalafelle était sortie en trombe pour faire la course demandée. Abandonné avec l'inconnue, Bybynoso ne se sentait pas à l'aise du tout.
"Bon, si tu es là, c'est que tu cherche un tatouage magique. Quel sort cherches tu?"
"Heu, je..."
Il ignorait le sens des symbols marqués partout, et n'y connaissait rien en magie. Il ne savait que répondre. Après un silence malaisant, Kokona s'assis sur sa chaise de bois.
"Bon, je vois. Qu'espère tu obtenir? De la chance, de l'argent, de l'amour, des protections?"
"Je ne sais pas trop, j'aimerais invoquer la clémance des Douze...."
"Ho, vas-y, explique?"
La concernée semblait curieuse et à l'écoute, et puisqu'elle semblait pouvoir régler son problème, il se dit qu'il fallait mieux être le plus précis possible, afin d'obtenir le bon sort.
"J'aimerais explorer le monde, sortir de mon desert, de ma famille. Mais mère pense que, si je suis né clair, sensible au soleil alors que nous vivons dans le desert, c'est que les Douze m'ont maudit à la naissance. Elle pense que je risque des ennuis une fois sortit du cocon."
"Hmmmm, oui, je vois. Que pense tu de ceci?"
Fouillant énergiquement dans les tirroirs de bois, elle sortit un parchemin avec un symbole qui semblait étrangement simple, représentant un bouclier entouré d'un halo lumineux, symbolisé par des taits concentriques.
"Non, je ne veux pas qu'ils me protègent, ils ont mieux à faire. J'aimerais juste qu'ils me laissent tranquille."
"Quel est ton Douze Guardien?"
"Menphina."
"Alors j'ai un symbole plus complexe, mais complet pour toi."
Fouillant le tiroir du dessous, elle mis plus de temps à trouver la bonne page. Elle fit signe au lalafel de s'approcher de la table, et posa le dessin.
La rune était en forme de cercle, et compose de trois groups de fioritures, symétriques selon un axe central. Les deux premières étaient mirroir l'une de l'autre, tandis que la troisième était sa proper symétrique. Les deux groups étaient composes de trois traits, alors que le groupe central unique consistait en une sorte de fleur centrales entourées de six zèbrures.
"Il y a un trait pour chacun des Douze", expliqua la femme, "et une representation supplémentaire de Menphina au centre. En t'affichant avec leur symbole, tu montre une devotion certaine, et les Douze t'en seront cléments."
"C'est Menphina ça?"
Le pauvre client avait du mal à voir la déesse dans cette forme. Ce gribouillis central, à ses yeux, ne consistaient qu'en un trait horizontal, un chapeau triangulaire, deux boucles et deux points. L'artiste l'invita à venir de son cotè afin de voir la forme dans le bon sens.
"Là, ce trait horizontal représente ses cheveux volants au vents, sous sa puissance magique. Dessous, elle ouvre les bras en guise d'acceuil et d'amour, et ses pieds pliés représentent son flottement, car elle vole au dessus du sol des mortels."
"Ho... Oui, je vois!"
Avec l'explication et le bon sens d'observation, le dessins lui semblait plus clair.
"D'accord, je le veux bien."
"Je te conseil de le faire à l'encre blanche, pour la pureté de tes intentions. Tu ne fais que demander la paix, après tout, pas une faveur."
"C'est vous la magicienne."
"Et où veux'tu le tatouer, donc?"
Le concerné leva un sourcil. Il pensait que la magicienne décidait de tout jusqu'au bout.
"Ce n'est pas vous qui choisissez?"
"Hoho, mon petit, ce n'est pas moi qui vait porter ce dessin! Sache que plus il est visible, plus il sera efficace. Mais evidemment, il faudra assumer le regard des humains. Enfin bon, nous ne sommes pas des Garlemaldais intolerants, quand même, les tatouages sont une affaires courante. Ce n'est plus une marque exclusives des groupes louches ou des tribues barbares depuis des lunes!"
Ne passant que tout les trois mois à Uldah, et uniquement pour les ventes avec son père, le lalafel n'était pas très porté sur la mode. Mais il avait bien remarqué des gens qui portaient des tatouages, souvent très jolis, comme des bijoux de peau. Mais ce qui le préoccupait n'était pas la mode, mais le fait qu'un Douze en colère pouvait le broyer d'un tremblement de terre.
"Le plus gros possible sur le visage, vous pouvez?"
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Bienvenue à Gridania!

Message par Albynn » 17 avr. 2019, 18:13

Une brise douce se levait. Les feuilles bruissaient gentiement en cette après midi. A l'arrière de la cariole, le lalafel regardait le paysage. Entre les arbres galopaient des animaux à fourrures don't il n'avait jamais vu que des peaux au marché: des gazelles.
Plus en hauteur, collés sur des rochers, de grosses bètes visqueueses rampaient, ne laissant que des antennes dépasser pendant qu'elles dévoraient la mousse. Des patrouilles de personnes vétues de verts et de masques sombres passaient parfois en sens inverse, patrouillant sur les Chemins rocailleux.

Bybynoso était impatient. Ce paysage l'enchantait, tout était conforme à l'esquisse de son tableau. Il n'était partit de la maison qu'avec une petite bourse de gils, sa lance de combat contre les coeurls et un petit sac d'habits. Faisant du stop près d'Uldah, il était tombé sur un marchand de bric et de broc qui s'en allait vers les forets au nord: Sombrelinceul.

Plus loin entre les arbres, l'on commençait à distinguer une palisade de bois. Une entrée entre les rondins était gardé par les mêmes hommes en vert masques que les patrouilleurs du chemin. En plissant les yeux, des maisons fait du bois des alentours ressortait du somber fond que constituait le bois.
"Bonsoir marchand, arretez vous!"
"Hola!"
Au fort tir sur les rennes, le chocobo interrompit son avancée incessante. Le marchand sauta de son assise, son passage en fit de même. A ses pieds, un écureuil détala.
"Qu'ammenez vous à Gridania, marchands?"
"J'ammène des produits de qualité Uldienne, messieurs: Du fromage, de la fonte, des bijoux de verre!"
"On va verifier cela. Et vous, lalafel, que vendez vous?"
"Ha, heu, je ne suis pas marchand monsieur, je suis ici en voyage!"
"Un aventurier hein. Bon, passez la porte, allez tout droit dans la grande batisse et adressez vous à Miounne, elle sait y faire avec vous."
Bybynoso ne se fit pas prier et passa les portes de bois quatre fois plus grandes que lui. In petit chemin d'herbe serpentait entre une coline et une rivière, menant à la place central de la ville. Tant de vert et de fraicheur, cet endroit lui plaisait bien.
Comme lui avait dit le garde, il se retint d'aller satisfaire sa curiosité sur la place, et entra dans le batiment le plus proche. Il s'agissait visiblement d'un restaurant: plusieurs tables de bois aceuillaient des buveurs, et in comptoire s'occupait de livrer des plats cuisinés. A in comptoire, une femme semblait attendre.
"Excusez moi mademoiselle, êtes vous Miounne?"
"Oui, bien sûr! Je suppose que vous êtes un aventurier, avec votre sac?"
Le lalafel estima que, dans sa situation, sê considerer comme un aventurier était sa seule option valable.
"Oui, je voyage!"
"Ha, désolée monsieur, mais si vous pensiez prendre un vaisseau pour Limsa Lominsa, les vaisseaux se font rares et cher, en ce moment. Nous sommes toujours en reconstruction général depuis le septieme fléau."
Le lalafel était un peu déçu. il avait déjà vu des vaisseaux de transport passer au loin, dans le ciel du desert, et a souvent voulu en prendre un juste une fois. Mais ça ne le dérangeait pas tellement, la ville lui plaisait. Il espérsait juste réussir à trouver de quoi rester.
"j'ai peu d'argent, et pas de connaissance pour me loger ou manger. Qu'est ce que je peux faire?"
Miounne lui sourit.
"Ne vous inquiétez pas, dame Kan-e-Senna a permis aux aventurier d'aller et venir, et à aider à la reconstruction. Si vous savez vous servir de vos pieds et de vos bras, on aura de quoi vous payer, et vous pourrez manger et dormir à l'auberge!"
Sans lui laisser le temps d'en rajouter, elle lui tend un paquet et pointa la sortie.
"Vous pouvez commencer par livrer ça à Maisanta. Vous tournez à gauche en sortant, vers la place central, vous dépassez l'éthérite, et c'est la première vendeuse à droite, juste avant le passage sous le rocher. Ha, et ne pensez même pas filer avec le paquet, les vigils sombres vous surveillent!"
"Merci, j'y vais tout de suite!"
Trottinant gaiement, le lalafel s'en alla enfin vers la place. L'éthérite lui semblait encore plus belle, grande et lumineuse qu'à Uldah, où le cristal était enfermé entre des murs sombres et froids. Il frôla la pierre froide au toucher, senti le frisson de l'hamonisation jusqu'au bout des poils, et traversa le petit pont de sortie de l'éthérite. A droite, une femme lui faisait signe.
"Monsieur l'aventurier, c'est à moi que vous devez ammener ce paquet!"
Les indications correspondant, il se dirigea vers la dame, et posa le colis sur le comptoire.
"Merci aventurier, Miounne m'envoie toujours des aventuriers fraichement débarqués pour mes livraisons! Je les reconnait à la marque rouge sur le coté",
expliqua-t-elle en désignant un dessin de feuille rouge sur le bois de la caisse.
"Ho, je comprend. Mais qu'est ce que je fais, maintenant?"
"<D'abord, prendre ceci."
Elle lui tendis quelques pieces, trop peu pour acheter quoi que ce soit de conséquant pour l'estomac, mais bien assez pour l'énergie dépensée.
"Ho, merci!"
"Ensuite, tu peux aller à l'amphithéatre de Mihketo, ils ont besoin de bras pour arracher les mauvaises herbes et retirer les roches. On t'enverra faire des courses lorsque tu connaitra mieux la ville!"
Elle pointa le chemin qui s'enfonçait dans la roche, juste à gauche.
"Tu prend ce chemin, et ça sera à gauche. Tu ne peux pas rater, c'est une grande zone avec une estrade de bois derrière des barrières!"
Mal à l'aise, le lalafel s'enfonça dans le chemin de roche. Dans le desert, aller sous terre signifiait les vers de sable et la mort.
Heureusement pour lui, le chemin débouchait directement sur une autre partie de la ville à l'air libre, sous le soleil qui descendait doucement.
C'était le moment de travailler dur!



La nuit était tombé sur la forêt. Les lampadaires de Gridania illuminaient légèrement les chemins, et le lalafel fourbu rentrait voir Miounne. Celle-ci lui indiqua le comptoir voisin pour louer une chamber d'auberge ou acheter un repas.
Bybynoso réfléchissait: avec ce qu'il avait, il pouvait soit réserver une chamber et avoir de quoi payer deux repas, ou sécuriser une chambre pour deux jours, et devrait compter sur le travail pour se nourrir.
Finalement, il choisit la chamber et le repas: il ne pourrait travailler correctement l'estomac vide. Il n'aurait qu'a garder son sac avec lui, bien que sa lance anti coeurl le gênerait plus que son sac. Pour le moment, ses affaires ne l'avaient pas trop gêné, il aviserait demain.
"Une chambre et un repas, s'il vous plait."
"A quel nom?"
"Sasanoso Bybynoso s'il vous plait."
"BOUAHAHA LA BIBINE AU SEAU!"
Un rire tonitruant fit sursauter le lalafel. A la table la plus proche, un roegadyn gris explosait de rire en se frappant la cuisse. Il avait déjà visiblement trop bu, et ses compères aussi. L'aubergiste gronda.
"White Spade, si tu continue, tu vas avoir de sacrés problème!"
"Houuu, j'ai peur! Tu crois vraiment que je flippe devant toi, petit tenancier d'bar?"
"Moi non, mais elle, oui."
Miounne s'était levé, ses yeux lançaient des éclairs, et elle saisit l'oreille du soiffard d'une poigne sans pitié et le traina vers la sortie.
"Aller, va cuver chez toi et laisse les aventurier tranquille, andouille!"
"Aie aie ouille, pas l'oreille!"
Le duo disparu par la porte sous les yeux médusé du lalafel. Le tenancier tendis une clef de chamber avec son numéro correspondant.
"Le repas vous sera ammené dans la chambre, aventurier. Et bienvenue à Gridania!"
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De lalafel à Eorzéen

Message par Albynn » 23 avr. 2019, 13:51

Le lalafel profitait de sa taille pour se faufiler dans les recoins et interstices de la zone de nettoyage. L'amphithéatre semblait plutot beau au fur et à mesure de la reconstruction, et même s'il n'avait hérité de la capacité familiale à élever les chocobos, il avait au moins le gout du travail bien fait.
A son grand désarroit, il était arrive aux dernières pousses à arracher, l'amphithéatre pouvait maintenant compter sur les menuisier et roegadyn pour trimballer les grandes planches.
Il aurait pu aider, le poids n'était pas trop un soucis pour son espèce qui utilise naturellement l'ether pour renforcer ses muscles. Mais la taille était bien trop encombrante, il risquait de cogner et endommager le précieux bois de reconstruction.

Il préféra prendre un peu de temps pour se faire une idée des emplacements de la ville et ses entrées et sorties.
Il aimait cette ville, erte avec un petit ruisseau central. Il se posa sur la rembarde et écouta longuement le glouglou des flots légers. Toutes les raretés du deserts présentes dans une ville entière: de l'eau claire coulant sans fin, des arbres et des fleurs décoratifs, un vent frais et humide!
"Hep, le lalafel aventurier, là!"
"Kweh?"
Une dame en jaque jaune et campée sur sa lance surveillait un tas de caisses. Visiblement, la maison derrière était en aménagement.
"Nous avons un surplus de matériel ici, vous pouvez ammener ça au quarter des deux vipères?"
"Oui, tout de suite!"

La nuit tombait, les lampadaires s'allumaient. Le lalafel en avait plein le dos, surtout au sujet de son sac et de sa lance. En visitant la ville, il avait vu la guilde des maître d'hast, peut-être pouvait il leur revendre sa lance? Mais dans ce cas, il n'aurait plus rien pour se defendre.
Mais pour le moment, il voulait juste manger et dormer. Les matelas était une confortable découverte à son gout.
"Bonsoir, une chamber et un repas s'il vous plait!"
"A quell nom?"
"MAIS C'EST NOTRE PETIT TAS DE VOMI!"
Le lalafel sursauta, choqué qu'on l'insulte aussi gratuitement.
"Buahaha, bibine au seau, vomi! T'as compris?"
Le lalafel n'avait pas compris, il ignorait qu'on vomissait si l'on prenait trop d'alcool, et que le vomi de cet alcool était souvent nettoyé à la serpillère et au seau d'eau. Pour lui, l'alcool était une denrée précieuse de fête, et ces gens qui se noyaient dedans ne vallaient pas mieux qu'un excentrique se baignant dans un champagne noscéen.
Pendant que Miounn retournait faire des remontrances aux saoulards, le lalafel réfléchissait une fois de plus: un nom éorzéen, moins lalafel. Quelque chose qui reprenait l'idée de son nom lalafel.
Il voulait reprendre l'idée de l'albinos. c'était certain. Mais quelque chose chose en "sa" pour le nom de famille à l'éorzéenne... Ou au moins de proche.
"Albynn Sanplum"
Le groupe d'idiots se mit à rire de plus belle.
"SANS PLUMES! C'est pa'ce que t'as perdu ton duvet? Hohohoho!"
"Non, dans ma famille, je suis le meilleur pour plumer!"
Il y eu un brusque silence parmis les saoulards. Les lalafels étaient bin connus pour leur talents de négociateurs et de marchands, voir même de voleur et d'arnaqueurs. Et les rumeurs sur la situation politique à Ul'dah n'aidait en rien à démentir le propos. Le lalafel était donc en train de se vanter d'être un bon arnaqueur? Il devait être sacrament balèze pour l'affirmer haut sans sourciller!
White Spade ne laisse pas passer l'occasion: lorsque sa victime préférée, un hyur à couettes, passa la porte, il préféra s'en prendre à lui et laisser tomber le lalafel.
Bybynoso, dorénavant Albynn Sanplum, pris le changement d'hostilité comme une approbation à sa nouvelle nomination.
"Chambre numéro huit pour monsieur Albynn Sanplum",
confirma l'aubergiste en tendant la clef d'acier.
"J'ai pas envie que vous mourriez! :anguished: "

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