Les chroniques de la tribu tengerees

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Manah
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Les chroniques de la tribu tengerees

Message par Manah » 19 avr. 2018, 12:55

Stop...
Yume o miteta no
Utsukushiku nagai yume...

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TENGERIIN OVOG - La tribu venue du ciel
Il est difficile d'expliquer les origines de cette tribu sans évoquer la rencontre la plus marquante de ma vie, qui m'aura ouvert les yeux sur bien des choses me concernant.

Les événements jalonnant ma vie m'ont détourné de la voie toute tracée d'empereur sur Senka-shima, cette petite île autarcique qui m'a vu naître et où j'ai passé les seize premières années de cette nouvelle vie. Mise à feu et à sang, j'en suis l'unique survivant, et pour autant je ne puis en vouloir au destin, puisque de toutes ces lunes frappées du sceau de la honte et de la douleur m'ont finalement guidé vers mon âme-sœur.

C'est en Eorzéa, plus précisément dans la région noscéenne, que j'ai rencontré Hiei. Le deuxième Xaela qu'il m'ait été donné de fréquenter, mais le premier à se présenter comme un fils de Nhaama, et à rester si proche de sa culture, et du mode de vie propre à cette ethnie.

À notre rencontre, j'ai été aussitôt attiré par cette
FIERTÉ SAUVAGE qui émanait de lui. Je l'admirais, j'enviais ce qu'il me décrivait de ses steppes natales. Moi, jeune Ao Ra aux écailles blanches, je me sentais bien vide comparé à lui.

Il m'enseigna sa langue, les traditions et les légendes que le vent souffle à travers les steppes, et que tout Xaela peut percevoir comme le murmure des dieux dans le creux de leurs cornes. Je buvais ses paroles et m'émerveillais toujours autant.

Je n'étais pas un simple élève curieux, je vivais ses aventures qu'il me contait, je perdais mon souffle aux moments les plus palpitants, je tremblais quand ils devenaient inquiétants, je riais de soulagement quand arrivait enfin leur dénouement heureux, ou bien pleurais d'émotion quand la tragédie marquait l'aboutissement du récit.

À chaque mythe, je me perdais dans l'incandescence de ses iris, seul indice sur son visage qui trahissait la passion de son cœur. Un cœur enchaîné, qui n'avait plus d'espoir, qui ne voulait plus croire au bonheur, ni même à l'idée d'un retour sur ses terres natales.
҉
Il ignorait qu'il avait éveillé en moi le fils d'Azim. À travers ses légendes, il m'avait arraché des bras de ce sommeil trompeur. Ce même sommeil qui emprisonne mon ethnie depuis plusieurs générations dans un rêve hingashien, nous faisant croire que notre place légitime se trouvait à Kugane et ses environs.

Ses mots avaient percé le mur des illusions. Je savais d'où ma race prenait sa source, où se trouvait son berceau. La simple évocation des steppes faisait réagir les pores de ma peau, et s'ériger mes écailles d'ivoire.

Alors la furieuse envie de me réapproprier mes origines s'est accrue, faisant naître dans son sillage le désir de créer ma propre tribu : les Tengerees, "ceux qui viennent du ciel".

Malgré les éléments qui ont joué contre nous, Hiei, son frère jumeau Ryû et moi-même avons accompli ce rêve devenu commun.

Aujourd'hui, notre tribu est tel un oisillon que ses parents nourrissent jusqu'à ce qu'il se déploie. Sous la protection des Oronir et des Buduga, les Tengerees grandissent, prennent en maturité et en poids. Le vent porte déjà notre nom aux quatre coins de ces terres sacrées, et je ne suis pas peu fier d'être reconnu par le peuple arrogant des steppes comme le Raen au coeur de Xaela.
҉
Storytellers a écrit :
ERTE TOGÄ TOMSI ÜGEI NÖGCIGSEN GALAB-UN URIDA ANU...
"Il était une fois, il y a des âges de cela...".


Dorénavant, c'est ainsi que l'on parlera des Tengerees, et des légendes à qui nous donnerons le jour par nos actes et par nos cœurs.

HARUKA TENGEREES


extrait des chroniques de la tribu tengerees
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Manah
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Re: Les chroniques de la tribu tengerees

Message par Manah » 19 avr. 2018, 12:56

"Züüdgüi khün ireedüitei baij chadakhgüi"
SPOILER
celui qui n'a pas de rêve n'a peut-être pas d'avenir

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Un rêve...

C'est cela que m'évoque l'origine de notre tribu. Cette question... cette simple question à laquelle presque tout le monde peut répondre...

"Qui es-tu ?"

A cette simple question, chacun a sa propre réponse. Et lorsque la réponse à cette question devient essentielle... on se cherche...

Je me suis cherché et plus je cherchais, plus la réponse me fuyais.

La vérité, c'est que mon cœur était vide. Je ne m'étais jamais autorisé ni faiblesse, ni ambition, ni désir, ni rêves.

Alors j'ai cherché dans le regard des autres. Chacun avait une réponse différente me concernant, et chacune de réponse était le reflet des rêves de celui qui la donnait. Aucune ne me ressemblait. Derrière chacune, je ne ressentais que davantage de vide.

Avant de te rencontrer, je ne prêtais pas attention aux battements de mon cœur. Puisque toi, tu étais capable de le faire battre, alors c'est peut-être tes rêves que je devais réaliser ? En particulier celui-ci, qui était devenu toute ta vie, au centre duquel tu me plaçais.

Dès l'instant où j'ai commencé à croire en ton rêve, la voie s'est ouverte.

Les premiers pas ont été les plus durs.

La première chose à faire était de retourner dans les steppes et rencontrer les qestir, les convaincre de nous apporter leur soutien. Sans eux, nul accès à Ralliement et sans cet accès, la tribu mourrait dans l’œuf.

Puis il fallut trouver d'autres tribus pour nous soutenir. J'étais en bons termes avec les uyagir.

Au fond de moi, je souhaitais l'aval de Daidukul, mon père et le chef des buduga. Je retardais cette étape là. Elle me semblait insurmontable. Quelque part, peut-être que je sentais que je ne pouvais pas la réussir sans toi.

C'est pourquoi ce jour-là, tu le rencontras.

Je ne sais pas ce que j'ai ressenti. Fierté, soulagement... La seule chose dont je suis certain, c'est d'avoir pris conscience que ce n'étais plus ton rêve.

C'était notre rêve.

Et aujourd'hui, il devient réalité.

"Kherev ta möröödöj chadval ta üüniig khiij chadna"
SPOILER
Si tu peux le rêver tu peux le faire
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HIEI TENGEREES
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Nèr Ogokh

Message par Manah » 19 avr. 2018, 12:57

SPOILER
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J'attendais ce jour depuis des lunes avec une certaine appréhension. Aucun risque d'échec à la cérémonie du Nèr Ogokh, mais je n'étais pas préparé à présider à ce genre d’événement. A aucun d'ailleurs. Nous avions passé l'après midi à préparer les plats qui seraient mis à disposition de la tribu. Même Daidukul avait aidé, mêlant sa bonne humeur à celle des autres membre de ma petite tribu.

C'est curieux. Je n'avais jamais perçu Dai de cette façon. Pourtant, il riait avec les autres. Il avait même accepté ma proposition avec un sourire … je sais pas. Il avait l'air heureux.

A mesure que l'après midi avançait, je sentais la tension monter en moi et alors que les derniers rayons d'Azim disparaissaient derrière l'horizon, les battements de mon cœur me semblaient si forts que j'étais persuadé que tout le monde les entendait. Les voix de la tribu s'élevèrent et emplirent la yourte, couvrant le tambour qui cognait dans ma poitrine.

Lorsque les voix se turent, je pris le khadag de soie bleue et m'avançai vers Dai à qui je le confiai et me tournai vers l'assemblée.

« Ce soir, notre tribu voit naître ses premiers enfants. Pas physiquement, mais spirituellement. Ce Nèr Ogokh est particulier, puisque les enfants des steppes qui recevront leurs noms ce soir sont loin d'être des enfants. Nous sommes jeunes, nous n'avons pas d'anciens, aussi, j'aimerais que chacun de vous réfléchisse aux noms que les nôtres vont porter. »

Et nous nous réunîmes. Haru répondit à son nom sans difficulté. Les steppes le connaîtraient sous le nom de Tsatsrag.

Malheureusement, les choses ne se passèrent pas aussi bien pour Zero. Il était mal à l'aise. Nous aussi. Je me doutais qu'il craignaient de nous décevoir. De notre coté, nous avions peur qu'il ne se sente pas à sa place. Je redoutais qu'il se sente rejeté. Du coin de l’œil, je voyais mon frère se fermer sur lui même.

Pour Ryû, ce fut facile. Il avait déjà choisi son nom. La cérémonie n'était qu'une formalité.

Je pensais en avoir fini avec ça quand Ryû m'envoya dehors à mon tour. Sans blague ? Moi ? Le petit salopard !

Je tournais en rond, anxieux. J'avais pas besoin de ça. J'étais un enfant des steppes depuis bien longtemps... Un enfant buduga... les buduga n'ont pas d'enfants... Daidukul avait choisi mon nom de façon on ne peut plus arbitraire... Ils... voulaient... corriger ça.

Quand on me rappela, j'entrai de nouveau et Daidukul me fit signe d'approcher. Il murmura un premier nom, puis un second. Sans déconner. Ils savaient tous depuis longtemps comme je m'appelais. J'avais choisi ce nom des années auparavant. De tout ceux que j'avais portés, c'était le seul que j'avais reconnu. Cette mascarade était parfaitement inutile.

Mais ça m'avait touché.

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Re: Les chroniques de la tribu tengerees

Message par Manah » 14 mai 2018, 11:45

khün chono Ter khün bol eregtei khünii ​​chono yum
Traduction
L'homme est un loup pour l'homme
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C'est Yuen qui nous envoya en Orient pour enquêter sur les attaques de loups qui s'y produisaient. Plus précisément, elle envoya Haruka. Elle ne souhaitait pas que je l'accompagne. Elle imaginait encore que l'un avait un ascendant sur l'autre et que nous séparer nous permettrait de nous libérer. Heureusement pour nous, je pus obtenir de rester à ses cotés.

A Shirogane nous rencontrâmes Kikyo qui nous informa de la situation. Elle était sur le départ pour le Temple de Inu-dori où demeurait Ookami, la Déesse-louve qui pourrait aider Haruka à comprendre qui il était.

La Louve blanche divine nous appris que les attaques des loups étaient provoquées par la colère de leur père, Kurokami qui avait vu son temple détruit. Sombrant dans la folie, il emporta avec lui tous ses enfants. Tous sauf un... Haruka, mon époux, ma tendre moitié.
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Face à cette créature divine, je pris conscience de l'insignifiance de mon existence. Que pouvais-je faire, dérisoire petit xaela contre la puissance des Dieux Loups ? Je n'avais pour aider celui pour qui mon cœur battait que ma seule présence.

Le temps passa. Il semblait que tous avaient oublié la menace. Je consultais régulièrement les rapport de Pluma Noctis, mais le dossier restait désespérément vide. Jusqu'à ce que nous décidâmes de nous rendre directement au Relai pour contacter A'lys qui menait l'enquête. Je fus impressionné par ce que j'appris ce jour là et consterné de découvrir que loin d'être oubliée, c'est la transmission des information qui pêchait sur cette affaire.

Voilà ce que nous pûmes apprendre, ou tout au moins ce que j'en compris :

A l'Ouest de Yanxia se tenait une forteresse, appelée la Muraille destinée à préserver les terres de créatures, toutes plus abominables les unes que les autres, et gardée pour un clan : les Crabes.

Lorsque les Impériaux attaquèrent, le Clan fut coupé du reste de la civilisation. Privés de ravitaillement en vivres et en armes de jade, seul matériau capable de lutter contre la Souillure répandue par les horreurs qui peuplaient les Terres Brûlées, les Crabes eurent de plus en plus de mal à les contenir jusqu'à ce que certains membres du clan de l'Araignée qui régnait sur ces terres hostiles parviennent à s'en échapper dont un dont le nom devait par la suite résonner sinistrement dans les esprits de bien des hommes : Onigumo.

Onigumo devint bandit et fut capturé par Le Clan de la grue qui l'enferma dans une grotte avec pour gardiennes deux hime. L'une était Doji, l'autre Asahina. Il les maudit toute deux condamnant leurs fils, Tsukasa et Byakuya a un funeste destin.

Puis Onigumo périt dans un incendie.

Ce nom ne m'était pas inconnu : Onigumo était celui qui, bien des lunes de cela, avait invoqué un démon Araignée colossal et condamné les Plaines d'or du Lion à n'être plus qu'une étendue stérile.
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Puis les réunions commencèrent, interminables, rythmées par les conflits et les intérêts personnels de chacun. Étrangement, ils semblaient tous penser que Haruka et moi provoquions cette atmosphère pesante et que nous prenions plaisir à l'entretenir.

De mon coté, je voyais, impuissant, celui que j'aimais se changer en être sombre et dur. Parfois, la colère et la rancœur étaient si puissantes que j'en fis les frais. A d'autres moments, le désespoir le submergeait et une vague de souffrance le maintenait à terre. Je n'avais pour les soulager que ma présence, ma tendresse et ma maladresse.
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Les choses commencèrent enfin à bouger lorsque nous nous rendîmes dans une demeure qui fut jadis occupée par la famille Tenshi. Nous y apprîmes l'existence d'un dénommé Yume qui fut l'ami des Dieux-Loups.

Au fur et à mesure, nous apprîmes également qu'il était mort voici plusieurs siècles et que son corps reposait au Temple de Kurokami. Les descendants de la famille Tenshi furent massacrés par les Impériaux, la dernière d'entre eux n'étant autre que Kikyo.

Onigumo était parvenu à voler le corps de Yume et user de son pouvoir pour créer l'Enchanteresse grâce à qui il disposait d'une armée des doubles de ceux qui pénétraient dans la Forêt des Rêves, devenue Cauchemardesque sous l'influence du Seigneur de l'Araignée.

Pour les combattre, il nous faudrait du Jade. Pour les vaincre, il nous faudrait du Diamant. Akira nous prédit que nous en trouverions que Temple des Tenshi. En réalité, ce que nous gagnâmes était bien au delà. A titre personnel, Tenshi m'offrit l'espoir de réaliser un rêve, que je pensais bien au delà de la portée du petit xaela que je suis, bien au delà du jeune khan naissant, de la vulnérable petite tribu qui se rassemblait autour de moi.

Pendant que nous tâchions de réunir toutes les informations nécessaires à notre victoire, Onigumo et ses sbires ravagèrent Yanxia. Le clan du Serpent perdit ses villages. Des centaines de personnes perdirent leur terres, les êtres qui leur étaient chers ou même la vie.

Nous nous rendîmes à la Muraille afin de mettre un terme à ses méfaits. Certains pénétrèrent à l’intérieur de l’édifice, tandis que d'autres se contentaient d'occuper les forces ennemis, des créatures que même mes pires cauchemars n'avaient jamais engendrées, plus mortes que vives si répugnantes que leur vue seule suffisait à m'inspirer haine et dégoût.

A peine les combats s'achevaient-ils que les enfants de Ookami et le fils de Kurokami, Gaito, nous emportaient vers le Loup Noir dont la fureur avait pris une ampleur telle que même sa sœur le renia. Leur affrontement se répercuta jusque sur les parois des montagnes du nord. Et les ténèbres engloutirent la lumière, lorsque la Déesse succomba sous les crocs du père de mon époux.

S'il restait une parcelle d'espoir de le sauver, elle fut balayée par son premier assaut. Aujourd'hui encore, je ne peux expliquer par que miracle je survécut à ses attaques alors que d'un seul claquement de mâchoire, il aurait pu me broyer. Tout ce que je peux dire, c'est que nous lui fîmes face, nous l’affrontâmes et qu'il succombât sous nos coups.

Mais aujourd'hui encore, cette victoire sur un dieu me laisse les goût amer de la défaite...
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