[Aventures] Notes éparpillées de Finaen

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Altan Adarkim
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[Aventures] Notes éparpillées de Finaen

Message par Altan Adarkim » 06 mars 2019, 16:08

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« Invasion de rats »
Mandat de rang C

Quatrième soleil de la deuxième Lune Astrale
Un mandat de rang C, à priori plutôt simple, dans les suites de l'inauguration de l'Egide de Laent, qui permettrait à quelques-uns de se connaître, et d'explorer les possibilités de travailler en groupe. A celui-ci ont participé Ashighemur, guerrier xaela maniant la lame, N'orrocha, élémentaliste spécialisée dans le soin, Nessa, arcaniste également orientée vers le soin, Zhorin, tout nouvel apprenti de Chijiyu, Claire Valerone, cette fois-ci armée d'une lame imposante, Braen, élémentaliste de la terre, Kikai, machiniste de la famille Uryuki et moi-même.

L'objectif du mandat consistait à faire déguerpir du champ d'un agriculteur noscéen un groupe d'individus qu'il avait entrepris de dénommer 'bandits' sans réellement s'enquérir de la raison de leur présence ni même réellement leur nature de hors-la-loi. Toujours est-il que notre mandant avait fait l'objet de menaces armées lorsqu'il avait tenté de demander à ces individus de partir de sa parcelle.

Après avoir rencontré ce dernier de manière assez brève à Estival, notre groupe s'est mis en route pour la parcelle de terrain concernée, sur laquelle s'était effectivement établi un groupe d'individus, formant un campement de fortune de plusieurs tentes. La nature de hors-la-loi de ces gens n'étant qu'incertaine, il a été convenu d'envoyer deux personnes tenter une approche pacifique, et ces deux personnes ont été Zhorin et Ashighemur. Nous autres nous sommes dissimulés dans des fourrés proches, prêts à intervenir si besoin.

La discussion étant trop lointaine pour nous permettre de l'entendre, nous n'avons pu comprendre la fin de cette dernière que lorsque le poing d'Ashighmur percuta la mâchoire de l'un de ses interlocuteurs. A partir de ce moment, les hostilités furent ouvertes, deux des malfrats tentant de prendre à revers nos deux compagnons, et d'autres émergeant des tentes, armés, prêts à en découdre. L'altercation tourna cependant rapidement en notre faveur, avec pour seule blessée de notre côté Kikai, qui s'est faite plaquer au sol par l'un de ses adversaires, ne lui causant que quelques contusions.Un certain Ranrad finit par nous exhorter au dialogue au vu de la tournure que prenaient les choses.

Si dans l'esprit de certains, le seul objectif de ce mandat se limitait à faire partir ces individus de la parcelle de notre mandat, le mien ne s'est pas abstenu de s'interroger vis-à-vis de ces hommes et de leur présence en ces lieux. Je me suis enquis de leur histoire, et celle-ci s'est avérée rapidement bancale à plusieurs égards. Ranrad et ses compagnons nous ont montré leurs poignets marqués par le rouge laissé par le fer les ayant entravés, mais lorsque nous nous sommes interrogés sur leur nature de forçats, l'homme s'est empressé de nier le fait, relatant plutôt une histoire de mutinerie à bord d'une galère noscéenne, sur laquelle lui et ses compagnons étaient sensés y être les geôliers. De ses mots, ils avaient été forcés à prendre les rames avant que leur navire ne naufrage, amenant lui et les siens à venir occuper cette parcelle d'agriculture afin de nourrir leurs compagnons affaiblis et affamés réfugiés dans une grotte en contrebas.

Cependant, leur réticence à recourir à l'aide du Maelstrom et le cri que l'un d'eux avait laissé échapper plus tôt, criant son désespoir de « ne pas vouloir y retourner » nous ont laissés méfiants vis-à-vis de cette version de l'histoire. Nous avons été à deux doigts d'en parvenir de nouveau aux mains lorsque les doutes de certains d'entre nous ont été exprimés, et que Claire tenta de faire croire à Ranrad qu'elle avait d'ores et déjà avisé le Maelstrom de la situation. Toutefois, si nous nous sommes retrouvés encerclés par une quinzaine de ces malfrats, ceux-ci ont rapidement lâché leurs armes. Que ce soit devant la lame gorgée d'éther dégainée par Claire, les projectiles de glace et de terre conjurés par Nessa et N'orrocha, mes lames volantes de pierre ou la grenade lancée par Kikai, il s'avère que ces manifestations intimidantes de nos capacités eurent raison de leur courage.

Le reste du groupe veillant à neutraliser les malfrats, Nessa et moi sommes descendus vers la grotte en contrebas pour y rechercher le restant des compagnons de Ranrad et des siens. C'est un peu plus d'une trentaine de pauvres hères affaiblis, affamés et assoiffés que nous avons trouvés dans l'obscurité, survivants affaiblis du naufrage d'un navire-prison, à bord duquel ils avaient été les galériens, et qu'une mutinerie avait effectivement éclaté. Nessa et moi nous sommes affairés à leur fournir eau et vivre, avant de les faire remonter auprès de leurs autres camarades, pour les livrer à une petite escouade de casaques jaunes venus sur l'appel de Claire.

Remis aux autorités, cette cinquantaine d'hommes et femmes seront jugés en tant que hors-la-loi ayant causé une mutinerie à bord d'un navire du Maelstrom, mais seront tout de même traités tel que la dignité humaine l'exige : soins et nourriture seront accordés à ceux qui ont été le plus affecté par le naufrage du bâtiment à bord duquel ils se trouvaient.
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Altan Adarkim
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Re: [Aventures] Notes éparpillées de Finaen

Message par Altan Adarkim » 13 mars 2019, 01:50

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« Le sang des Archéologues »
Mandat de rang B

Onzième soleil de la Deuxième Lune Astrale
Suite à notre découverte du destin funeste réservé au groupe d'archéologues que nous étions venus chercher dans les ruines gyr abaniennes nous avions monté un campement à proximité de ces dernières, afin de poursuivre nos investigations quant aux auteurs de telles ignominies, ainsi que de nous rapprocher des manœuvres de Naran aan Oronir afin d'y mettre un terme, ou au moins essayer d'entraver ses plans, et ceux de son supérieur.

Ce soir-là, nous avons décidé d'interroger les trois civils que nous avions sauvés des griffes de la Brigade des Cadavres, ainsi que les deux prisonniers que nous avions faits au cours de l'affrontement de l'avant-veille. Corso nous rejoignant, il nous apprit par ailleurs que cette faction dangereuse des royalistes mighois cherchait à rétablir la monarchie en mettant un héritier de Theodoric sur le trône, avec lequel il aurait des liens de sang. Et pour ce faire, il a semblé que la Brigade était en quête d'un artefact précis, sur lequel les hommes interrogés du soir pourraient nous renseigner.

Braen et Kikai se sont attelés à la tâche ardue de faire parler les prisonniers. Runne, Selaine, Shinme et moi, accompagnés de Corso, sommes allés voir les civils secourus. Ceux-ci se sont effectivement avérés être trois rescapés du groupe d'archéologues que nous étions venus chercher initialement. Selon eux, l'artefact recherché et volé par la Brigade est un coffre contenant des archives écrites par l'un des partisans de Theodoric, ayant prévu sa chute éventuelle, archives de toutes les maîtresses, bâtards et descendants de Theodoric pouvant potentiellement lui succéder sur le trône. Il s'avère, cependant, qu'ils n'aient guère trouvé la clef ouvrant ce coffre, et qu'ils aient laissé en vie les trois archéologues en espérant leur soutirer l'information quant à cette clef, qu'ils ignoraient eux-mêmes.

Par ailleurs, ils ont pu nous apprendre que les hommes de la Brigade qui les ont attaqués comptaient dans leurs rangs une créature issue des machinations de Theodoric, un lion ailé marchant sur deux pattes et crachant du feu, apparemment gardien des caches des trésors de l'ancien roi mighois. Et si cette créature a effectivement laissé une trace malaisante dans l'éther, il s'est avéré impossible de la pister, probablement à cause de sa capacité à voler. En revanche, les archéologues eux-mêmes ont pu nous dire que leurs agresseurs sont repartis vers le Sud.

Nous avons demandé à Corso s'il était possible de savoir l'emplacement des caches des trésors de Theodoric, en vue d'anticiper les mouvements de la Brigade, mais celui-ci a refusé de nous les communiquer, décrétant simplement qu'il irait vérifier en personne, et qu'il ne permettrait la présence que d'un seul d'entre nous, suffisamment discret. Shinme se portant volontaire, évoquant ses expériences furtives dans les ruelles de Kugane, nous l'avons laissée partir avec Corso, sans qu'il ne nous donne plus de précision sur ses destinations, peut-être à tort.

Les informations tirées par Braen et Kikai se sont avérées sensiblement identiques, quant au fait que la Brigade cherchait effectivement la clef du coffre qu'ils ont volé dans les artefacts, afin d'en tirer le nom d'un héritier royal à couronner afin de restaurer la royauté. Au cours de leur sale besogne, ils n'ont pas manqué de suscité mépris, colère et hargne chez ceux qu'ils interrogeaient, qui ont à plusieurs reprises évoqué le nom de Hrodoric, l'invoquant comme une entité qui dévorerait les âmes de ceux qui s'opposent à la Brigade des Cadavres, mais la nature ou même l'existence de cette entité demeure encore obscure. Cependant plus inquiétant, Braen finit également par nous confier ce que l'un des captifs lui a avoué : la clef qu'ils cherchaient est à présent en possession de Corso, qui, seul, est allé la chercher dans les artefacts pillés, sans en aviser qui que ce soit. Ce qui ne manqua guère de nous inquiéter et d'élever maints soupçons à son égard.

Le soupçon planant sur Corso, il nous a semblé urgent de le retrouver, lui et Shinme. Ne sachant toutefois si celle-ci possédait encore sa perle, ne souhaitant éveiller trop de suspicions de la part du Mighois et n'ayant aucune nouvelle de la part de Shinme même, nous ne l'avons pas contactée, peut-être, encore une fois, à tort, et nous nous sommes lancés sur la piste de Corso suivant les traces laissées dans la poussière gyr abanienne, qu'il avait tenté de dissimuler par ailleurs.

Après une progression assez exigeante sur les sentiers de Gyr Abania, s'élevant vers ses Pics, nous avons fini par trouver Corso et Shinme, la seconde semblant indemne par ailleurs. Mais plus que ces deux-là, nous avons également trouvé ce qu'ils surveillaient, à savoir le campement de la Brigade des Cadavres que nous recherchions, où nous avons découverts une vingtaine d'hommes, ainsi que le lion ailé évoqué plus tôt. Notre arrivée au point d'observation surélevé choisi par Corso ne passa cependant pas inaperçue, et nous avons été bien assez tôt la cible d'un tir groupé de boules de feu, ainsi que de l'ire du lion ailé, qui n'a pas manqué de nous arroser de jets de flammes. Dans la précipitation et la confusion, nous nous sommes repliés jusqu'au campement des ruines, avant d'avoir une discussion plutôt tendue avec Corso, qui n'a pas manqué de faire montre du manque de confiance qu'il avait envers nous.

Malgré cela, plusieurs d'entre nous, si ce n'est la totalité d'entre nous, étions d'accord sur un point : nous ne pouvions laisser la Brigade des Cadavres agir impunément. Et en dépit du manque de confiance évident de Corso, les préparatifs pour mettre en déroute ces criminels dans les Pics gyr abaniens s'initient.
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Altan Adarkim
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Re: [Aventures] Notes éparpillées de Finaen

Message par Altan Adarkim » 20 mars 2019, 02:05

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« Le naufrage du East Wind's Vault »
Mandat de rang C

Dix-huitième soleil de la Deuxième Lune Astrale
Le Maelstrom nous a contacté, nous conviant à l'investigation portant sur le naufrage de l'East Wind's Vault, le navire-prison dont nous avons remis à la loi limséenne les prisonniers suite à l'un de nos mandats précédents en Noscea Centrale. Apparemment, les prisonniers que nous avons retrouvés avaient quitté le navire avant que celui-ci ne coule, laissant un mystère entier sur sa disparition, et la nécessité d'une enquête quant aux raisons de celle-ci.

Ume, Braen et moi-même nous sommes donc mis en route pour le Chantier naval de Moraby, à proximité duquel ont été retrouvés des débris de navire semblant appartenir à l'East Wind's Vault, y rejoignant un groupe de soldats et d'érudits affiliés au Maelstrom, menés par un capitaine du nom de Striker. Ceux-ci nous ont mené auprès d'une petite plage en contrebas d'un escarpement rocheux, sur laquelle quelques débris appartenant à un navire s'étaient échoués, que nous avons examinés.

D'un point de vue physique, il a semblé que le navire ait percuté quelque chose, à deux reprises, d'un choc ayant certainement causé son naufrage. Une chose d'une nature pour le moins intrigante, puisque le navire était sensé naviguer en haute-mer, sur des eaux vierges de récifs ou de hauts-fonds pouvant expliquer une telle chose. D'un point de vue éthéré, il a semblé que chacun des débris était imprégné d'éther, et c'est en examinant celui-ci que Ume a trouvé un lien éthéré partant vers le large, très certainement vers le site du naufrage.

L'étude des érudits du Maelstrom a également permis de mettre en évidence le lieu de naufrage du navire, estimant l'incident vieux de deux semaines et s'aidant de la cartographie des courants marins pour ce faire. N'ayant guère plus de détails sur les événements en demeurant sur cette plage, nous avons décidé de nous rendre sur les lieux du naufrage, à bord d'une petite embarcation affrétée par les soldats du Maelstrom. Ume usant de ses capacités de respiration aquatique, et Braen et moi usant des potions préparées par Nessa pour l'occasion, notre objectif était de retrouver des indices sur la cause du naufrage, et surtout des documents, à savoir le journal de bord du capitaine, le registre et le manifeste du navire.

Plongeant vers l'épave, nous l'avons découverte fragmentée en plusieurs morceaux. La fouille du premier morceau, le plus conséquent, nous a permis de retrouver un coffret contenant les registres des membres de l'équipage, au milieu d'un amas de canons dérangés par le naufrage, y trouvant par ailleurs le corps d'un membre de l'équipage, vêtu de l'uniforme du Maelstrom, le crâne explosé par le choc et les bras entaillés de curieuses coupures. Le coffret remonté au navire qui nous attendait à la surface, nous nous sommes ensuite aventurés dans le château de l'épave, et plus précisément dans la cabine du capitaine. Dont nous avons par ailleurs trouvé le corps assis devant son bureau, sur lequel trônaient deux tomes de son journal de bord, que j'ai récupérés, sans les ouvrir en premier lieu, de crainte de les abîmer sous l'eau.

Mais lorsque j'ai voulu les remonter à la surface, pendant qu'Ume examinait le corps qui ne semblait étrangement pas subir d'effet de décomposition malgré les deux semaines écoulées, je me suis rertouvé face à un environnement inconnu. Les lumières que Braen avait disposé lors de notre descente n'étaient plus là, les autres fragments du navire étaient absents et... la totalité de l'environnement semblait avoir changé, comme si nous avions été transportés ailleurs pendant notre temps passé dans la cabine du capitaine. J'ai d'abord tenté de revenir à la surface, sans succès, avant de faire le tour du fragment d'épave, y examinant les coraux sur la coque, qui m'ont semblé être bien plus vieux que deux semaines, pendant qu'Ume continuait à fouiller l'intérieur de la cabine, trouvant dans un des coffres le manifeste du navire.

Me trouvant dans l'incapacité de trouver quoi que ce soit de plus, et surtout cherchant une solution au mystère qui nous coinçait sous les eaux, j'ai finalement ouvert le journal de bord du capitaine pour le lire. Il y était relaté la fuite des prisonniers, mais aussi la disparition progressive des membres de l'équipage, jusqu'à ce que le capitaine ne reste seul à bord, ses hommes emportés par une entité qui aurait semblé aveugler son esprit et lui faire croire qu'il en était l'élu. La dernière entrée du journal datait de 17 soleils avant notre mandat, et était la suivante :

« Il est là. Devant moi. Et alors que je veux le regarder, j'ai l'impression que cela brûle mon esprit. Je suis le dernier, les prisonniers sont partis. Les autres membres de l'équipage l'ont rejoint. Et ce sera bientôt mon tour. Lève les yeux, crépusculaire, et contemple sa splendeur. »

Et levant les yeux, mon regard s'est posé sur un dôme de pierre, que je suis allé examiner, enjoignant Ume et Braen à me rejoindre. Et lorsqu'ils sont arrivés, alors que j'examinais la construction de mon éther, le dôme s'est ouvert, révélant un œil gigantesque dont l'iris reflétait une mer d'étoiles... et dont la haine me saisit à la gorge, me coupant le souffle et m'étourdissant. Une haine intense, dirigée contre moi, que j'ai subi tout en voyant s'élaborer autour de cet œil un corps infâme et difforme, de tentacules et de chair, immense. Et lorsque j'ai repris mes esprits, une quinzaine d'humanoïdes aux visages bardés de tentacules, parés d'uniformes du Maelstrom s'apprêtaient à nous encercler.

Nous avons tenté de fuir, après une brève tentative d'immobilisation de nos poursuivants de ma part, mais l'horreur a pris une autre ampleur lorsque cela a été Braen qui a saisi mon bras pour m'entraîner par le fond, son visage à son tour bardé de tentacules et la peau huileuse comme celle des créatures marines. En-dessous des nous, les lueurs rougeoyantes de ce qui semblait à la fois être le corps de la monstruosité à l'oeil immense et une ville sous-marines luisaient, tandis qu'au-dessus, la lueur hésitante de l'espoir semblait nous encourager à remonter vers la surface, malgré le fait qu'elle nous soit d'apparence inaccessible.

Une part de moi a souhaité s'accrocher à cet espoir, tandis que l'autre se répugnait à abandonner Braen, et ce malgré la monstruosité qu'il était devenu. Et lorsqu'il m'a paru pouvoir tendre vers cet espoir au point de pouvoir l'effleurer... je me suis réveillé.

Sur cette petite plage où nous avions étudié les débris, je me suis réveillé, ainsi qu'Ume, au milieu de soldats du Maelstrom paniqués, d'un Braen inquiet penché sur nous deux et non loin du groupe des érudits, morts. Il a semblé que Ume, les érudits et moi-mêmes ayons été victimes d'une hallucination attaquant l'esprit, seuls nous deux en ayant réchappé, les érudits morts de crise cardiaque après s'être mutilés et attaqués les uns les autres.

Nous ignorons exactement la nature de l'entité qui est à l'origine de cette hallucination, mais il semble qu'elle ait touché ceux ayant manipulé les débris du navire. Dans un mystère tout aussi grand, lorsque nous nous sommes réveillés, nous avons découvert en notre possession le manifeste du navire, le registre de l'équipage et le journal de bord. La dernière entrée de celui-ci ne comportant plus sa dernière phrase, qui me semblait étrangement adressée.

Suite à nos indications, le Maelstrom est par ailleurs allé retrouver l'épave, et a découvert à son bord les vingt-cinq cadavres de son équipage, mutilés d'une manière similaire aux érudits qui nous accompagnaient. Cette affaire est donc loin d'être terminée, et donnera donc certainement des suites.
Dernière modification par Altan Adarkim le 20 avr. 2019, 03:14, modifié 1 fois.
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Re: [Aventures] Notes éparpillées de Finaen

Message par Altan Adarkim » 02 avr. 2019, 00:33

« Jet le Rejeté »
Mandat de rang A

Vingt-deuxième soleil de la deuxième Lune Astrale
Le mandat nous a été confié par l'Ordre des Deux Vipères, en la personne surprenante du Lieutenant Claire Valerone, que nous connaissions tous en tant que compagnon d'aventure, mais beaucoup moins en tant qu'officière de Gridania. C'est donc avec un instant de flottement que nous avons accueilli Claire, le dos droit, la parole rigoureuse, affublée de l'uniforme jaune flamboyant des Deux Vipères, sous le toit de la demeure Vertégide, alors qu'elle nous présentait les détails du mandat qui nous était confié.

Celui-ci consistait en l'arrestation pure et simple d'un homme du nom de Jet, ayant commis de nombreux méfaits à travers Eorzea, dont les plus notables demeurent le meurtre de plusieurs dizaines de personnes, ainsi que l'utilisation d'une magie de nécromancie, Jet étant coupable de la présence d'un certain nombre de squelettes ranimés par magie souillant la Sylve. C'est contre ces squelettes que Claire était d'ailleurs prête à aller en guerre, nous laissant la tâche de neutraliser Jet lui-même, qui, selon les informations de Claire, était d'ailleurs le détenteur d'un cristal de Chevalier Noir.

Ainsi, Kikai, Aristide, Runne et moi-même nous sommes mis en route pour la Forêt de l'Est, dernier endroit où avait été repéré Jet, dont l'une des lubies consistait par ailleurs à signer son passage d'amoncellement de squelettes et des trois lettres de son nom – qui, relève probablement d'un surnom, au vu des origines xaelas de l'individu. Parvenus à la Hutte de Hawthorne, nous avons commencé par obtenir équipements et informations complémentaires auprès d'un soldat des Deux Vipères, qui ne semblait par ailleurs avoir guère considération pour les Crépusculaires, Lunaires et Orientaux, ne laissant par là qu'Aristide en tant qu'interlocuteur convenable à ses yeux, quand bien même le nom de Valerone a finalement permis de faciliter quelque peu la discussion – au cours de laquelle Aristide sauva brillamment la réputation de Claire de la langue trop pendue de Kikai.

Les caisses d'équipement fournies par Claire recelaient de potions que nous avions nous-mêmes emportées, mais nous y avons également trouvé quelque chose de plus singulier : une arbalète, malheureusement parlante, répondant au nom de Charles, bénie des Padjals, dont les projectiles s'avèrent particulièrement efficaces pour bannir les ténèbres. Et au vu des compétences d chacun, il n'est guère surprenant que l'arme se retrouva entre les mains de Kikai.

Suivant les indications du soldat, nous avons pris la direction du Refuge des Sylphes, où nous nous sommes arrêtés pour demander quelques informations, trouvant sur le chemin une énième œuvre de squelettes et d'os signés de la main de Jet, que la main experte d'Aristide a dispersé, pour garantir aux âmes tourmentées un voyage sain vers la Mer des Etoiles. Notre occultiste, s'est avéré de manière surprenante expert en rimes, tandis que Kikai et Runne ont excellé en tant que danseurs, pour parvenir à dialoguer avec les habitants du Refuge, et leur demander plus de précisions quant à la localisation de notre cible. Pour ma part, j'avoue m'être contenté de rester dans l'ombre, afin de n'offusquer personne.

Nous enfonçant dans les profondeurs de Chantaoulette, où régnait une étrange brume, nous sommes parvenus jusqu'aux Terres Sylphes en suivant la route indiquée par de vieux poteaux ouvragés couverts de mousse, mais non sans rencontrer sur le chemin un squelette armuré, répondant au petit nom de Mickael, qui semblait d'ores et déjà être connu de Runne, et au service de Jet. La créature n'étant pas encline à nous laisser passer, nous avons dû la combattre, et ce fut l'alliance de nos magies et des tirs d’arbalète de Kikai qui vinrent à bout du squelette, devenu monstrueusement grand par la magie obscure qui l'imprégnait, et ce non sans un dernier rire suscité par une blague de Runne.

Profitant du couvert de la nuit et de l'étrange quiétude des lieux, nous avons pu nous enfoncer loin dans les Terres Sylphes, sans le moindre souci, ou presque. Au moment où nous avons décidé de ne pas risquer d'être vus par deux autochtones discutant de la présence nuisible de noter cible sur leurs terres, Horace, le chocobo d'Aristide, eu l'étrange idée d'émettre un 'Kweh' peu discret réduisant à néant tous nos efforts pour passer inaperçu. Cependant, à force de rimes et de persuasion, nous avons pu convaincre les Sylphes autochtones de nous laisser passer pour nous occuper de Jet.

Nous avons trouvé notre homme dans un recoin les plus éloignés des Terres Sylphes, non sans apercevoir sur le chemin une silhouette vêtue d'une cape rouge, nous survolant. Le Xaela nous attendant, tel un duelliste attendant son prochain défi, il n'y eut guère beaucoup de place pour la discussion, Jet ouvrant les hostilités à grands coups de lame d'une taille démesurée, tandis qu'Aristide faisait voler en morceaux la pile de cadavres présente sur les lieux, purifiant par la même occasion les éventuelles traces de magie obscure s'y trouvant.

Trouvant une synergie entre la magie occulte d'Aristide, les coups de rapière électriques de Runne, les balles de Kikai et ma propre magie rouge, nous sommes parvenus à bout de l'homme, qui n'hésita guère à faire usage de ses dons de chevalier noir, des piques obscurs s'élevant du sol pour tenter d'atteindre nos corps et nos esprits. Et d'aucun eut la maladresse de permettre à Jet d'aller jusqu'au bout de ses manigances lorsqu'il laissa tomber son armure et son casque, révélant de multiples tatouages aux significations obscures.

Une fois celui-ci neutralisé et juché sur le dos de Horace, nous nous sommes empressés de sortir des Terres Sylphes, rencontrant cependant sur le chemin un mage de rouge vêtu et arborant à son côté une rapière, se présentant comme Octavius, un aventurier qui aurait été mandaté pour récupérer le cristal d'âme de Jet. Nous accordant cependant le fait d'être parvenus les premiers à l'accomplissement de la tâche, il s'est retiré, laissant derrière lui, pour certains d'entre nous, un parfum d'intrigue. Peut-être le reverrons-nous. Ou peut-être passera-t-il partager un thé avec Aristide, comme celui-ci semble le souhaiter.
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Re: [Aventures] Notes éparpillées de Finaen

Message par Altan Adarkim » 02 avr. 2019, 01:36

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« Soupir dans le Soupirail »
Mandat de rang B

Trente-et-unième soleil de la deuxième Lune Astrale
Une fois de plus, le mandat nous fut confié par l'Ordre des Deux Vipères, avec, de nouveau, notre compagnon Claire arborant ses atours de Lieutenant de l'Ordre venue nous rencontrer sous notre toit pour nous donner les détails du mandat, surprenant ceux qui ne l'avaient encore guère vue sous ses traits militaires. Cette fois-ci, il s'agissait d'aller investiguer des ruines gelmorréennes, non loin du Choix de Buscarron, en Forêt du Sud. Claire nous apporta cependant quelques précisions quant à la disparition ensanglantée de plusieurs individus dans environs, ne laissant pas vraiment de doute sur l'existence d'une créature néfaste au fond de ces ruines, qu'il devenait donc impératif de neutraliser. Elle nous informa par ailleurs que l'analyse éthérée du lieu par les élémentalistes avait mis en évidence une présence corrompue, ne tenant pas du Néant, mais sans plus de détails.

Nous nous sommes donc mis en route pour le Camp des Sentes Tranquilles, où nous étions sensés retrouver un soldat de l'Ordre des Deux Vipères, afin qu'il nous donne plus de précisions. Ainsi, Kikai, Naoh'a, Runne, Selaine, Sjrn, Lily et moi-même sommes allés à la rencontre de l'homme, tentant d'ignorer l'odeur nauséabonde des marais environnants, lui-même peu coopérant, et nous dirigeant vers le Choix de Buscarron.

Le voyage jusque-là s'est avéré plaisant, tout du moins jusqu'à ce que nous tombions sur des affaires ensanglantées ayant vraisemblablement appartenu à un voyageur dont le corps s'avéra introuvable, nous rappelant la dangerosité de la bête que nous étions venus traquer, et dont nous ignorions pourtant tout. Sjrn prêtant son bras à Selaine, devenue aveugle seulement quelques soleils auparavant, Lily à l'affût du moindre bruit suspect pouvant provenir des environs, nous avons progressé jusqu'au Choix de Buscarron un peu moins sereins qu'au départ.

Parvenus à celui-ci, nous nous sommes divisés dans l'espoir de trouver un guide pouvant nous mener jusqu'aux ruines qui nous intéressaient, Runne dialoguant avec des aventuriers qui n'étaient cependant pas de la région et qui ne pouvaient nous aider, moi-même allant aborder le propriétaire des lieux. Ce fut cependant Sjrn qui trouva en la personne d'un Lalafell armé d'une épée imposante un guide jusqu'à l'entrée d'un souterrain à l'Ouest du Choix de Buscarron, et qui nous y mena sans encombres.

L'entrée, fort peu engageante, était elle-même peinturlurée de multiples traces de sang, trahissant l'existence du charnier que nous allions retrouver en profondeur. Des caisses nous attendaient également à proximité de l'entrée, contenant de l'équipement utile à l'accomplissement de notre mandat, fourni par l'Ordre des Deux Vipères. Cordes et lampes s'y trouvaient, mais également une fouet, gravé de runes magiques signifiant « Ombre », « Prison » et « Hurlement ». Lorsque Kikai le fit claquer dans le vide, nous avons pu constater l'onde tranchante qui en émana, mais nos tympans purent également subir un hurlement plutôt désagréable. Au grand soulagement de tous, et notamment de Lily, dont la seule présence du fouet semblait la mettre mal à l'aise, Kikai ne réitéra pas l'expérience.

Nous enfonçant dans les profondeurs de la grotte, nous avons pu très rapidement pu nus rendre compte de l'effroyable odeur. Si certains avaient eu la judicieuse idée de se munir des pinces-nez fournis à l'entrée de la grotte, d'autres trouvèrent dans leur écharpes, voire même masque à gaz, des moyens d'atténuer cette puanteur pour le moins désagréable. Nous sommes parvenus, au bout de longues minutes de marche, à un pont suspendu, au-dessus d'un gouffre d'une centaine de yalms. L'humidité imprégnant les planches et les trous les agrémentant auraient pu nous faire douter de sa solidité, mais lorsque je m'encordai pour le traverser le premier, il s'avéra d'une étonnante solidité. Au terme de la traversée, un petit hurlement strident fut cependant audible de tous, et par l'éther, je sentais que nous nous rapprochions de l'ombre que nous étions venus traquer.

La descente fut longue, le sol rocheux glissant par endroit du fait de l'humidité. Une dernière pente rocheuse fut des plus désagréable à dévaler, non pas par son escarpement, mais par les piles de cadavres qui la jonchaient, les plus anciens se trouvant au plus profond de cette caverne souterraine, les victimes semblant être sans distinction hommes, femmes et enfants. Notre descente s'acheva sur une caverne aux parois incrustées de multitude de cristaux lumineux, conférant à l'endroit un éclairage presque surnaturel, à des yalms de la surface. Et au plus profond de la grotte, nous avons trouvé le monstre que nous étions venus traquer, une créature bipède difforme aux griffes et aux dents effilées, à la crinière rousse, dévorant le cadavre de sa dernière victime.

Nous avons pu l'approcher sans nous faire repérer au premier abord, nous permettant ainsi une frappe préemptive. Et si je parvins à immobiliser la créature pour la laisser à la merci des disques tranchants de Sjrn, guidés par le rythme de la musique de Selaine, ainsi qu'aux flèches de Lily et aux dagues de Naoh, Runne dut, de toute urgence, consolider le plafond de sa magie de glace pour éviter qu'il ne s'effondre sur nous lorsque Kikai lança sur la créature une grenade explosive.

Les disques volants de Sjrn, agissant en synergie avec la musique de Selaine, persistant à lacérer les flancs de la créature, tandis que Lily continuait de la cribler de flèches infusées d'éther, soutenue par les balles de Kikai, ayant abandonné le fouet après une attaque manquée, la bête ne tarda pas à faiblir, également harcelée par les coups de dague furtifs de Naoh, par les coups de lame électrifiée de Runne et les miens. Mais lorsqu'elle s'effondra au sol, vaincue par nos multiples efforts, ce fut le cadavre d'une Elezenne rousse, difforme, mais humaine, que nous avons trouvé à sa place.

Sa peau marquée d'un symbole que Runne et moi avions déjà vu sur le corps de Jet, il nous est apparu que cette jeune femme était la victime d'une malédiction, qui l'avait transformée en la créature ignoble assoiffée de sang que nous venions d'abattre. De multiples questions taraudant nos esprits sur la nature de ce qu'avait subi cette jeune femme, nous sommes remontés à la surface, pour retrouver notre guide lalafell, mais également le soldat des Deux Vipères, ainsi qu'à nouveau, Octavius, que nous semblions avoir de nouveau devancé sur le mandat, par une étrange coïncidence.

Confiant le corps de l'Elezenne rousse au soldat des Deux Vipères, qui la traita sans le moindre respect dû aux morts, certains d'entre nous nous sommes décidés à ne pas laisser certaines questions sans réponses, laissant présager d'une future visite auprès de Jet, toujours derrière les barreaux des autorités gridaniennes.
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Altan Adarkim
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Re: [Aventures] Notes éparpillées de Finaen

Message par Altan Adarkim » 13 avr. 2019, 20:59

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« Fuyards impériaux »
Mandat de rang B

Neuvième soleil de la troisième Lune Astrale
Nos pas nous ont mené dans la région des Lacs, en Gyr Abania, pour l'accomplissement d'une tâche confiée par l'Alliance éorzéenne, dont les étaient trop occupées sur le front pour gérer une escouade d'une dizaine d'impériaux semant le désordre derrière les lignes, dans les villages isolés de cette région de Gyr Abania. A en croire l'intitulé du mandat, il s'agissait là d'ailleurs de soldats dont la retraite avait été coupée par la progression du front, plutôt que d'une véritable unité d'infiltration. Aussi, Ume, Runne, Alaric, Chinami et moi-même nous sommes mis en quête de les arrêter dans leurs méfaits, et d'ainsi permettre à ceux que la guerre n'atteint pas directement d'être épargnés des retombées de cette dernière.

Nos investigations ont commencé à Porta Praetoria, où notre voyage par l'éther nous a menés. Nous plongeant droit dans une tempête de poussière, le temps n'étant guère des plus cléments, avec une visibilité des plus médiocres et avec cette sensation d'avoir du sable s'immisçant par le moindre interstice de nos vêtements.

Ume, Chinami et Alaric entreprirent d'interroger l'un des gardes présents vers l'éthérite, tandis que Runne et moi-même nous sommes intéressés à ce que l'un des ravitailleurs du campement pouvait nous apprendre quant à ces soldats que nous cherchions, et leurs agissements. Il émergea donc deux choses de ces investigations : le groupe que nous cherchions avait déjà sévi dans la zone septentrionale des Lacs, et avait de nouveau agi à la Salaisonnerie pas plus tard que la nuit ayant précédé notre mandat. Fait intriguant cependant, si leurs attaques initiales s'étaient avérées brutales, usant de leur armement et de leur savoir-faire guerrier, ces impériaux s'étaient montrés plutôt discrets dans leur dernier méfait, le vol accompli à la Salaisonnerie ayant effectué bien plus dans la discrétion que la brutalité. Mais il fallait nous rendre sur les lieux pour tenter d'en savoir plus. Aussi nous sommes nous mis en route pour la Salaisonnerie, nonobstant la poussière s'accrochant à nos vêtements et nos cheveux.

Et au fur et et à mesure que nous approchions de ce village, nous avons pu également nous rappeler la raison du nom qu'il porte. A la poussière volante se mêla rapidement le sel, collant à la peau et aux vêtements, nous faisant bien assez tôt rêver d'un bain chaud et d'eaux propres. Et il sembla que Runne et Ume attirèrent l'attention d'un soblyn, dont les yeux jaunes nous suivirent pendant une partie du trajet, tandis que Chinami tomba sur une fiole d'esprit inutilisée. Il n'y eut cependant guère d'incidents, et nos pas nous menèrent à la Salaisonnerie, où nos investigations purent se poursuivre.

Runne interrogea les marchands sur l'attaque de la nuit passée, tandis que Alaric, flânant dans les rues du village, tomba sur une mère disputant un adolescent pour la témérité dont il voulait faire preuve en envisageant de poursuivre les bandits de la dernière nuit. Ume et Chinami interrogèrent l'un des gardes du lieu, avant de se séparer, l'une examinant l'entrepôt dévalisé par les impériaux, et l'autre allant voir le garde en faction de la nuit dernière, qui avait été assommé au cours de son quart. De l'adolescent, Alaric pu apprendre que les impériaux étaient repartis au Nord, possiblement dans les canyons, tandis que Ume pu constater dans le dépôt que les denrées qui avaient été volées relevaient d'objets de survie, à savoir nourriture et matériel médical. Chinami pu apprendre du garde que certains des voleurs étaient vêtus comme des autochtones, tandis que d'autres portaient l'uniforme impérial. Parvint également aux oreilles de Runne le fait que le matin suivant le vol, un groupe de combattants était passé à la Salaisonnerie, se renseignant également sur les faits, mais nous ne sûmes à ce moment-là guère quoi faire de cette information, sinon la garder dans un coin de notre esprit pour demeurer vigilants.

Suivant les indications de l'adolescent rencontré par Alaric ce dernier jurant sur Halone que justice serait rendue, nous nous sommes donc aventurés plus au Nord, les yeux jaunes du soblyn apparaissant de nouveau au cours de notre voyage, mais disparaissant à l'entrée des canyons. Progressant au sein de ceux-ci, nous ne tardâmes guère à entendre des échos de pas et de vie. Et de manière assez inattendue, nous sommes ceux qui prirent par surprise le groupe d'impériaux que nous recherchions, et la lutte contre ces derniers fut bien plus facile que nous l'avions anticipé.

Préférant assommer nos adversaires plutôt que d'ôter des vies, nous nous sommes rendus compte que ceux-ci étaient en réalité déjà blessés, et trois d'entre eux ne purent d'ailleurs même pas nous affronter, tentant une fuite désespérée. Mais avant même que nous puissions nus préoccuper des raisons d'une telle faiblesse, une attaque nous surprit, tous. Une sphère électrique, née de la magie d'un occultiste, explosa au milieu du groupe, causant des blessures importantes à Alaric, qui fit rempart de son corps afin que Runne ne soit atteint par la magie, Chinami parvenant à faire appel aux pouvoirs des kamis pour ériger une barrière la protégeant, ainsi qu'Ume.

Moi-même, je fus atteins par ces arcs électriques, et me redressant, je pus constater l'état d'Alaric, et lui prodiguer un soin primaire, tout en me préparant à faire face, avec mes compagnons, à cette nouvelle menace inattendue. Car en plus de l'occultiste qui nous avait ciblés, ce furent un duo d'épéistes, un pugiliste et un homme armé d'une hache qui nous approchèrent avec des intentions peu amicales.

Runne engagea avec le pugiliste une danse mortelle, tandis qu'Alaric, soutenu par les sorts de gravité d'Ume et la puissance des kamis convoqués par Chinami s'élança vers les épéistes, me laissant la tâche de dialoguer par le fer avec l'homme armé de la hache. De foudre et de coups de rapière bien placées, Runne parvint à se débarrasser de son adversaire, au terme d'un duel éprouvant, tandis que les deux épéistes se retrouvèrent assommés par les magies de Chinami et Ume, Alaric ne leur laissant guère d'ouverture pour qu'ils ne provoquent plus de blessures.

Pour ma part, je m'en sortais beaucoup moins bien, la hache de mon opposant m'atteignant à plusieurs reprises, avant que mon adversaire ne m'assomme et ne me projette contre Runne, à peine sorti de son combat contre le pugiliste. De ce que j'ai pu comprendre du reste du combat, étant inconscient à partir de ce moment-là, Ume prit le dessus sur le mage en le contraignant à un duel au corps à corps, sa dague finissant par se planter dans l'oeil de l'homme pour mettre fin à ses jours, tandis que Runne et Chinami parvinrent à prendre le dessus sur l'homme à la hache.

Et ainsi, le combat prit fin, un combat bien plus ardu que ce que nous avions imaginé, et surtout d'une nature différente que ce dont à quoi nous nous étions préparés. Examinant le mage, Ume découvrit, tatoué sur la clavicule de celui-ci, un loup noir, rappelant à son esprit un nom que nous n'avions pas encore oublié : celui des Loups-morts.

Quant à savoir pourquoi ils étaient ici, et la raison de leur attaque, cela reste une question à laquelle nous trouverons peut-être la réponse une autre fois.
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Re: [Aventures] Notes éparpillées de Finaen

Message par Altan Adarkim » 15 avr. 2019, 23:45

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« Dépannage de perle »
Mandat de rang C

Onzième Soleil de la troisième Lune Astrale
Après avoir affronté les Loups-morts en Gyr Abania, et avoir été confrontés à la terreur de Tsakyoki, peut-être était-il nécessaire pour certains d'entre nous de nous atteler à une tâche plus simple et peut-être plus reposante, quoique la vie d'aventurier n'est jamais dépourvue de rebondissements. Toujours est-il que le mandat qui nous a été confié par la guilde des élémentalistes devait s'avérer plutôt simple. Pendant que certains de nos camarades s'aventuraient sur une île inconnue afin de retrouver cinq occultistes disparus, nous avions quant à nous la tâche de retrouver un élémentaliste de la guilde gridanienne afin de lui remettre une nouvelle perle, la sienne ayant apparemment dysfonctionné au cours de l'accomplissement de son devoir – purifier les corruptions qu'il avait senties en Forêt du Sud.

Ainsi, Runne, Zhorin, Kira et moi-même nous sommes mis en route pour le Camp des Sentes Tranquilles, qui s'était avéré être le point de départ de l'élémentaliste que nous cherchions. Et l'on put dire que la météo ne fut guère des plus clémentes, non pas par des averses torrentielles, mais par une brume pesant sur le Camp et ses environs, l'humidité s'infiltrant dans nos vêtements, et nous trempant bien assez tôt jusqu'à l'os. Nous trouvâmes le Camp des Sentes Tranquilles relativement paisible cependant, la vie suivant son cours, les uns et les autres discutant ça et là de choses plus ou moins triviales.

Et avant de nous lancer à l'aveugle sur les traces de notre élémentaliste, nous nous sommes attardés quelques peu au sein du Camp, afin d'avoir quelques précisions, qui furent par ailleurs bienheureuses. Zhorin apprit ainsi que l'intitulé du mandat même était quelque peu erroné, l'élémentaliste et ses compagnons étant partis vers l'Est et non au Nord, comme stipulé au départ. Runne prit le temps d'interroger les Flèches Divines sur les activités des environs, celles-ci s'avérant être sans particularités, en dehors d'une population de chauve-souris s'étant aventurée plus au Sud que d'ordinaire. Il pu également apprendre, comme Kira interrogeant un marchand du camp, que l'élémentaliste s'était donc aventuré dans les Marais, et qu'il n'en était pas revenu, sans bien plus de nouvelles. Après avoir fait quelques provisions auprès de son interlocuteur, Kira nous rejoignit, Zhorin, Runne et moi-même, afin que nous puissions nous mettre en route vers l'Est.

Ainsi, nous nous sommes retrouvés à traverser les marais, durant de longues heures, toujours sous cette brume humide et désagréable. Noter périple aurait pu se dérouler sans incidents, si je n'avais pas moi-même trébuché sur le tentacule d'un morbol, que j'avoue ne pas avoir remarqué du tout – je devais être perdu dans l'éther, je crois – et manqué de peu de lui servir de casse-croûte. Et alors que Kira se débattait, son pied coincé dans un trou de cet environnement trompeur, Runne eut le réflexe de me tirer en arrière, hors de portée du monstre, tandis que Zhorin bondit à l'assaut de celui-ci afin de nous protéger.

Le sabre de Zhorin et les lames de Kira parvinrent rapidement à ébranler la créature, tandis que Runne nous épargna son souffle redoutable en générant de sa magie de la glace à l'intérieur de sa bouche. Dans un assaut coordonné, nous sommes parvenus à vaincre la créature, non sans qu'elle répande autour d'elle une odeur absolument nauséabonde lors de son trépas, nous incitant à continuer bien vite notre route. Et, nous rapprochant des ruines d'Amdapor, les plus sensibles à l'éther d'entre nous avons pu percevoir un phénomène à la fois intriguant et inquiétant. Une vibration, dans l'éther, suivi d'une déplétion de l'éther naturel, elle-même suivie d'une régénération, comme si quelque chose avait usé de l'éther de la nature, et qu'une autre chose essayait de compenser cette dépense. Ce phénomène provenant des environs des ruines d'Amdapor, vers lesquelles nous avons hâté le pas, non sans rencontrer une nuée de chauve-souris, certainement celles mentionnées par les Flèches Divines, qui tentèrent de s'en prendre à nous mais qui furent écartées par nos magies combinées ainsi que les lames de Zhorin et de Kira.

Et au fur et à mesure que nous progressions vers l'origine de cette perturbation, nous en ressentions plus régulièrement les occurrences, d'autant plus inquiétantes qu'elles en devenaient régulières. Et lorsque nous sommes parvenus à sa source, il devint évident à nos yeux, à Runne et à moi, que la source de cette perturbation se trouvait en ces deux statues de pierre blanche animées, combattant un aventurier armé d'une hache, protégeant l'élémentaliste que nous cherchions. Lequel était assis auprès d'un arbre à méditer, protégé par ses pairs, usant de son propre éther pour compenser celui puisé dans la nature par ces golems. Et lorsque l'aventurier fut projeté au sol par la lame de pierre de l'une des statues, nous ne prîmes guère le temps de tergiverser davantage : ces statues devaient être éliminées, ou au moins neutralisées.

Kira et Zhorin s'élancèrent, venant chacun au contact de l'une des statues, tandis que Runne et moi-même les soutenions à distance. Et si une part de la foudre envoyée par Runne nous revint, par l'assaut de notre adversaire, nous parvînmes tout de même à nous en tirer sans trop de blessures, Kira esquivant avec agilité les coups de lame de son adversaire, et Zhorin égalant en dextérité pour grimper sur les épaules de pierre de la statue lui faisant face et la lacérer de sa lame renforcée d'éther. Même les pics rocheux convoqués par la magie blanche de nos adversaire ne parvint que peu à nous ébranler, et au terme d'un combat tout de même éreintant, nous parvînmes à vaincre, Runne se précipitant à l'aide de l'élémentaliste afin de lui redonner des forces et éviter qu'il ne s'épuise à compenser de son éther le déséquilibre de l'éther environnant.

Je m'attelai moi-même à soigner les deux compagnons aventuriers de l'élémentaliste, tandis que Zhorin tentait de sortir Kira d'un étrange état où elle ne semblait plus qu'être focalisée sur la défaite de son ennemi déjà inerte, le contact avec elle générant par ailleurs des décharges électriques trahissant le penchant naturel de son éther pour la foudre. De son échange avec l'élémentaliste, Runne pu apprendre que celui-ci et se deux compagnons aveient été attaqué peu avant que nous les retrouvions et qu'ils avaient été poursuivis par les deux golems, pour des raisons qu'il ignorait. Il lui signifia également qu'un Raen au visage dissimulé et aux cheveux blancs se trouvait initialement en compagnie de ces deux golems, mais il fut incapable de préciser quoi que ce soit d'autre à son sujet, ni même le lien qu'il possédait avec les deux créatures.

Des questions, donc, sans réponses, mais qui devraient attendre. Notre tâche la plus urgente consistait à raccompagner les deux aventuriers et l'élémentaliste en lieu sûr afin qu'ils puissent bénéficier des soins appropriés. Du reste, peut-être serons-nous amenés à le comprendre plus tard.
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Re: [Aventures] Notes éparpillées de Finaen

Message par Altan Adarkim » 20 avr. 2019, 03:11

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« Griffe-terre, fléau de Dravania »
Contrat de chasse de rang B

Seizième soleil de la deuxième Lune Ombrale
Tandis que nos compagnons s'envolaient vers l'Ecume des Cieux de Dravania afin d'y chasser une wyverne devenue la terreur des Mogs qui peuplent ces contrées, un autre équipe plus réduite prenait la direction de l'Avant-Pays dravanien afin d'y traquer un allosaure, une créature sensée à la base avoir été un humain ayant ingéré du sang de dragon. Hérétique ayant répondu au nom d'Eglort Glemeault, notre cible avait semble-t-il ingéré du sang de dragon il y a bien quelques décennies, errant depuis dans l'Avant-pays dravanien sans y causer davantage de troubles. Cependant, depuis quelque temps, il a semblé posé au final problèmes, s'attaquant à des convois de marchands en route pour Idyllée, d'où l'existence du contrat accepté par plusieurs des nôtres.

Runne, Ume et moi-même nous sommes donc apprêtés à partir pour l'Avant-pays dravanien en vue de traquer cette créature. Mais a vu de notre effectif réduit, nous fûmes rejoints par Kikai, puis par Lalavyr, un ami douanier de Runne, arcaniste et érudit, accompagné de sa fée du nom de Atteirys. Il fut décidé que nous partirions de la Penne afin de suivre la trace de l'allosaure, après avoir récolté quelques informations auprès des chasseurs du village.

Ce fut donc au sein du village des chasseurs de chocobos que nous émergeâmes de l'éther, accueillis par un air plutôt frais, le vent, léger, semblant souffler en provenance des Hautes-terres du Coerthas occidental, quelques nuages épars couvrant partiellement le peu de ciel étoilé que nous parvenions à voir entre les branches hautes des arbres de la forêt. Ume et Lalavyr décidèrent de partir demander quelques renseignements supplémentaires auprès de Marcechamps, le chef du village, tandis que Runne repérait un tanneur avec qui il put aimablement échanger. Kikai repéra deux chasseurs devisant auprès des portes du village et se présenta à eux pour s'enquérir de ce qui les préoccupait, et je décidai de la suivre, afin de ne pas nous disperser davantage.

De nos investigations, il ressortit plusieurs choses. La créature sévissait bien plus loin à l'Ouest, dans les étendues arides au sein de laquelle serpente la route menant à l'Arrière-pays dravanien. L'allosaure semblait avoir par ailleurs particulièrement sévi ces derniers temps, deux attaques de caravanes ayant eu lieu ces dix derniers soleils, la plus récente remontant à deux soleils avant que notre traque commence. Quant à savoir la raison pour laquelle la créature avait soudainement changé de comportement et était devenue plus agressive... il n'en ressortit que des théories, dont une mentionnant la présence de Arun-brakkar dans la région depuis quelques temps déjà. Qui sait si la présence d'un démon n'aurait pas pu perdre davantage un esprit ayant déjà succombé à ses instincts les plus primaires ? Il était certain qu'Eglort n'était plus, et que son existence n'était devenue que celle d'une bête assoiffée de sang.

Ainsi, nos pas nous conduisirent hors de la Penne, pour suivre la route empruntée par les caravanes se rendant à Idyllée, non sans nous égarer quelque peu en tentant de trouver la sortie du village – que nous avons fini par quitter en suivant la rivière et non le chemin, de manière assez surprenante. Si quelques mésaventures nous arrivèrent sur le chemin, à savoir une chute dans la rivière pour Lalavyr et moi-même, un poisson ayant brusquement sauté du cours d'eau, heurtant le Lalafell au visage et un chocobo sauvage bousculant Ume et Kikai, nous parvînmes sans trop de problèmes à rejoindre la route et à la suivre.

Une fois hors de la forêt, nous avons donc suivi la route, jusqu'à tomber sur l'un des ponts enjambant la rivière serpentant sur ces terres plus dégagées. Et plusieurs choses nous sautèrent aux yeux. Au loin, une caravane dévastée. Et, pour les plus observateurs, une marque de griffe barrant l'un des piliers du pont. Partant de cette marque, Lalavyr et Ume s'empressèrent de suivre la trace de la créature massive qui en était l'auteur, tandis que Kikai, Runne et moi-même nous précipitions vers les restes de la caravane, pour n'y trouver guère de survivants.

Et alors que Ume et Lalavyr suivaient la piste de la bête, elles en virent le bout de la queue ornées de piquants acérés, avant qu'elle ne disparaisse derrière un rocher, pour se diriger vers la route, en aval de l'endroit où nous autres étions. Prévenus par nos camarades, nous avons pu ainsi découvrir notre cible apparaissant de derrière une falaise rocheuse, sans qu'elle ne semble nous remarquer, nous laissant le temps de nous préparer à l'affrontement.

Ainsi, Kikai dissimula dans les décombres de la caravane ravagée des explosifs, tandis que Runne et moi attirions la bête une fois les dispositions en place. Provoquée par nos assauts magiques, la créature ne tarda pas à river son attention sur nous, si bien que nous parvînmes à entamer son épaisse armure d'écailles lorsqu'elle fonça vers nous après nous avoir fait cadeau d'une boule de feu, Kikai déclenchant ses explosifs lorsque le moment fut propice.

Et tandis que nous engagions avec l'allosaure un affrontement qui nous fit voir de près ses griffes acérées, Lalavyr et Ume nous prêtèrent main-forte en harcelant la créature en demeurant à distance, le Lalafell usant d'un éther véhiculant la maladie comme seuls les arcanistes savent le faire et la Raenne générant des lances d'éther céleste qui s'abattirent sans pité sur la créature dont les écailles continuaient d'être mises à mal par les assauts combinés de Kikai, Runne et moi-même.

Et si la créature nous prit par surprise en se dédoublant au cours de l'affrontement, pour rendre des compte aux mages la harcelant à distance, nous parvînmes tout de même à la vaincre par nos efforts unis et notre persévérance. Et ainsi, nous gouvernons l'espoir d'avoir pu apporter un peu de paix aux terres de Dravania en permettant à une âme tourmentée d'abandonner ses instincts les plus primaires et regagner la Mer des Etoiles.
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Altan Adarkim
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Re: [Aventures] Notes éparpillées de Finaen

Message par Altan Adarkim » 20 avr. 2019, 03:12

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« Sur les traces de Züüd »
Mandat de rang B

Dix-huitième soleil de la deuxième Lune Ombrale
Au cours de nos investigations sur le naufrage du navire-prison limséen dont nous avions retrouvé fortuitement les forcenés au cours d'un mandat de rang C, il y a quelques lunes de cela, Ume et moi avions été victimes d'une hallucination singulière, au sein de laquelle nous avions vu une ville souterraine et une créature effroyable, n'ayant survécu à cette vision que par la ténacité de nos esprits, puisque ceux qui avaient été victimes de cette vision à nos côtés avaient fini par mourir après s'être mutilés.

Il y a peu, un livre étrange intitulé « Contes des Montagnes Hallucinées » a fait son apparition au sein de la bibliothèque de la demeure Vertégide. Ume m'aurait vu l'y poser, mais n'ayant aucun souvenir de ce fait, je me suis attelé à le trouver et à le lire. Ecrit d'une prose assez peu agréable à lire, je me suis néanmoins acharné à le finir, de même qu'Ume, et nous y avons découvert des nouvelles, dont l'une portait sur une ville du nom de Züüd dont la description ressemblait fortement à cette ville sous-marine que nous avions vue dans les profondeurs au cours de notre hallucination.

Züüd étant le terme xaela pour « rêve », Ume préconisa donc que nous allions enquêter du côté de la Steppe afin de pouvoir, peut-être, progresser quelque peu vers la résolution de ce mystère entourant toujours le naufrage du navire que nous n'étions pas parvenus à élucider lors de notre précédent mandat. Ainsi, rejoints par Torako, Chijiyu et Runne dans nos investigations, nous nous sommes mis en route pour le Ralliement.

C'est en début de soirée et sous un ciel plutôt clément que nous avons émergé de l'éther, trouvant le campement des Qestir en proie à une certaine tension, les sentinelles s'avérant être sur le qui-vive. Et, tandis que Chijiyu et moi-même allions trouver un garde Oronir afin de nous enquérir des raisons de cette tension, Ume, Torako et Runne abordèrent un Hyur et une Qestir en discussion, l'un usant de mots et l'autre de gestes, leur échange semblant également sujet à une certaine tension. N'ayant pas moi-même assisté à cet échange, je n'en ai retiré que les grandes lignes, et il semble que le Hyur s'avérait être un chercheur en quête d'une ville mythique qui aurait été fondée par les Ao'ra avant que leur peuple ne se scinde en deux ethnies. La Qestir, quant à elle, s'avérait être la cartographe de sa tribu, et consentit à laisser Ume fouiller les quelques archives écrites des Qestir, si bien que la Raenne entreprit de les fouiller de fond en comble à la recherche de traces de cette cité de Züüd que nous cherchions.

Conversant avec l'Oronir, Chijiyu et moi-même apprîmes les raisons de la tension animant les sentinelles du campement. Il semblait qu'une tribu arborant des tuniques d'un violet profond, couleurs inconnues de ceux du Ralliement, avaient été repérés dans les environs du Ralliement, montant des hainags aux fontes chargées. Loin d'avoir montré des intentions hostiles, cette tribu inconnue n'en demeurait pas moins une tribu ne connaissant pas le Ralliement, et pouvait s'avérer être une éventuelle menace pour ce dernier. De ces inconnus, nous apprîmes seulement qu'ils avaient fait demi-tour et s'étaient enfoncés dans le désert De Nhaama, sans que qui que ce soit n'ait vraiment pu les poursuivre pour trouver leur campement.

Allant retrouver Ume et la cartographe dans l'espoir de trouver une carte de l'Ouest de la Steppe d'Azim, je me séparai de Chijiyu à l'instant où Torako vint la chercher pour déchiffrer un document écrit en hingashien, en possession du Hyur avec lequel Runne devisait sur la cité qui l'intéressait, et qui était potentiellement celle que nous cherchions. Et mettant nos trouvailles en commun, nous parvînmes à la conclusion que l'emplacement de la cité devait se trouver à Ceol Aen. Abandonnant l'idée de poursuivre la tribu mystérieuse vêtue de violet, nous décidâmes donc de louer des faucons pour nous rendre à Ceol Aen afin d'y poursuivre nos investigations, cependant dubitatifs à l'idée qu'il y ait pu s'y trouver une cité, Torako et Ume sachant pertinemment qu'il n'en était rien, étant familiers avec la Steppe.

Parvenus à Ceol Aen, nous y trouvâmes un spectacle incongru. Une horde de Namazus semblant s'affairer à la préparation de festivités, préparant notamment un Khuun Chuluu autour desquels ils étaient en train de disposer des tabourets, tandis que plus loin devisaient deux Xaelas, l'une arborant les couleurs des Uyagir et l'autre un violet profond. Alors que je m'approchai des Xaelas, curieux de celui arborant les couleurs inconnues du Ralliement, mes compagnons restèrent auprès des Namazus pour s'enquérir de la nature des festivités. Nous autres mages, plus sensibles à l'éther, nous sentant par ailleurs transportés par l'euphorie d'un éther des plus sublimes, semblant émaner du Khun Chuluu.

J'appris auprès des Xaelas que le second appartenait à la tribu des Tuukh, une tribu voyageant dans les quatre coins de la Steppe, et qui n'était pas revenus dans celle d'Azim depuis longtemps, recueillant auprès de chacune des tribus existantes leurs contes et légendes certainement en vue de perpétuer les traditions de la Steppe. Je n'eus guère le temps d'en apprendre plus, les Namazus m'invitant à rejoindre mes compagnons afin de célébrer le début des festivités, tandis que les Xaelas présents sur place s'éclipsaient. Conviés à prendre place sur les tabourets disposés devant le Khun Chuluu, nous avons obtempéré, toujours bercé de cette impression de magnificence émanant de la stèle.

Cependant, conscients de la singularité de la situation, peut-être bien plus sur une intuition qu'autre chose, Torako et moi nous levâmes à temps de notre assise et évitâmes de nous faire entraver par la suite par des tentacules de pierre, et libérâmes Ume et Chijiyu, tandis que tous les Namazus se trouvant autour de nous nous encerclaient, laissant paraître tentacules et griffes aiguisés, nous nommant sacrifices pour la cérémonie qui avait lieu en cet instant, visiblement prêts à offrir nos vies pour atteindre la cité de Züüd. D'un moulinet de son sabre aiguisé, Chijiyua libéra Runne tandis que Torako, Ume et moi-même subissions les assauts des Namazus devenus monstrueux, leurs griffes lacérant la chair. Nous luttâmes quelques instants contre ces créatures avant que le Khun Chuulu ne se mette à vibrer d'éther et génère un rayon d'énergie droit devant lui, désintégrant nos opposants, et manquant de peu de nous réserver le même sort.

Ne restait alors debout plus que la stèle magique et le chef de cérémonie, un Namazu tout aussi monstrueux que les autres, qui se mit à grandir de manière assez horrifiante au cours de l'affrontement, pour atteindre la taille d'un grand Roegadyn. Et si ses griffes parvinrent à causer davantage de blessures, de même que ses tentatives d'écrasement, nos assauts coordonnés vinrent à bout du monstre, celui-ci finalement projeté par la hache de Torako vers Chijiyu, également soulevé par mes vents, la pointe du sabre de la Raenne trouvant le cœur de la créature dans cet élan donné par la hache du Xaela. Et si cet assaut parvint à ôter la vie de la créature, celle-ci ne manqua néanmoins pas de s'écraser sur la samurai à l'issue de son vol plané, l'écrasant de toute sa masse dans un atterrissage fort peu agréable.

Les attaques du Khun Chuluu cessant également, la stèle rétrécit soudainement jusqu'à devenir suffisamment petite pour tenir dans une sacoche, devenant, semble-t-il, une clef. Une clef pour accéder à la fameuse cité de Züüd, dont nous trouverions l'entrée dans un futur prochain, les combats de l'instant nécessitant que nous nous reposions et reprenions nos forces avant d'envisager quoi que ce soit d'autre.
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