La tribu Ulaanud

Répondre
Avatar de l’utilisateur
Khargal
Messages : 59
Inscription : 03 avr. 2018, 10:48
Localisation : France
Contact :

La tribu Ulaanud

Message par Khargal » 01 mai 2019, 21:43

Ce qui va suivre est une œuvre originale de création de tribu Xaela parmi tant d’autre. Si votre personnage est un Xaela, libre à vous de prendre en compte ou non la tribu Ulaanud en fonction de ce qui sera raconté dans ce topic et si d’aventure l’envie vous prend de créer un Xaela de la tribu Ulaanud, ça sera un honneur pour moi d’avoir fait suffisamment apprécier une tribu créée de toute pièce pour donner l’envie à quelqu’un d’incarner un de ses membres, auquel cas je vous invite à me contacter histoire d’être au courant et pourquoi pas créer des choses.
Merci à Getaku pour le template de présentation de la tribu Orben.
Beaucoup d’illustrations utilisées ici sont l’œuvre de l’excellent OjiyaFF, et maintenant allons-y.
Image

Sommaire
La genèse de la tribu
Implantation géographique
Mode de vie, éducation et coutumes
Hiérarchie sociale
La chute des Filles de La Lune
La reprise d'Ulaan Khot
L'avenir
La genèse de la tribu
Image
Représentation d'Ulaan Sanvaartan soignant un Xaela blessé au Naadam.
La légende de la création de la tribu Ulaanud commence là où un Naadam local se termine et il est communément admis que lorsqu’un de ces affrontements sanguinaires se termine, il laisse toujours dans son sillage de nombreux cadavres d’illustres inconnus venant de tribu diverses et variées, connues ou non.

Le texte qui suit avait été à l’origine gravé sur une tablette de pierre et racontait comment un petit groupe de survivants se sont relevés parmi les cadavres pour chercher un nouveau foyer loin de la folie de l’affrontement, le temps passant, la tablette considérée comme une relique est illisible par endroits mais voici la retranscription la plus fidèle possible telle que chantée dans la tribu :
Ils ont été quarante-et-six âmes baignant dans le sang des leurs
Quarante-et-six à se dresser, bénis d’un souffle de vie nouveau
Sous la lumière de la lune une âme pansa leurs plaies
Ulaan Sanvaartan, Celle-Qui-Voit, les emmena

Loin ils partirent en quête d’une terre habitable
Chasseurs, cueilleurs, guerriers et chamanes
Mais il en était parmi eux pour qui la pierre n’avait aucun secret
Vers la montagne leur regard se tourna

Les lunes passèrent, la pierre fût taillée pendant des années
Ulaanud était le nom des quarante-et-six et dans le vallon, Ulaanud Khot trônait
Bénie par Nhaama fût Ulaan Sanvaartan et autour d’elle ils s’assemblèrent
La tribu de l’œil rouge, les tailleurs de pierre

Trois cris dans la nuit, un nouveau souffle de vie
Les Filles de la Lune partageant le même sang
Elles consulteront Nhaama, requérant Ses faveur
Dansant sous Son regard pour guider les leurs
Ainsi se termine la retranscription de la tablette ancienne des Ulaanud, la tribu de l’œil rouge et de sa fondation. Encore aujourd’hui pour les quelques soixante-douze Xaela de la tribu, beaucoup de zones d’ombres subsistent dans leur histoire et il est certain que Ulaan Sanvaartan, fait référence à la prêtresse d’une tribu inconnue qui aida et soigna quarante-cinq Xaela avant de leur proposer un nouveau départ.

Il est possible et généralement admis que le passage des tailleurs de pierre font référence à des Ura, les quarante-six Xaela venant tous d'horizons différents.

Implantation géographique

La tribu des Ulaanud est située vers le Nord-Ouest des Arras dans les montagnes de la Queue (fig A), leur implantation sous couvert d’un climat d’abri mais subissant tout de même le froid du Blindfrost les a poussé à adopter un mode de vie sédentaire. Ils bénéficient donc de plusieurs avantages, l’abri des vents glacials du grand Nord et l’humidité incessante de l’hiver, le versant les protégeant étant exposé vers l’Est et faisant en sorte que l’air soit beaucoup plus sec ainsi que l’exposition d’adret mais les tenants et aboutissants de ces particularités géographiques seront expliqués plus en détails dans le prochain point.

Ceci étant, l’Ulaanud Khot est au fond d'un vallon herbeux adossé à la falaise bien à l’abri du vent et il est possible de voir une source couler sur la partie orientale de la falaise. Environ cinq hectares sont donc cerclés par un haut mur de pierre taillée dans lequel il est aisé de voir des meurtrières rudimentaires. Un seul accès est visible, en plein milieu de la muraille, un espace d'environ six mètres est visible, espace ouvert mais où on devine de lourdes charnières en fer qui retiennent une épaisse porte faite de bois et peintes sur chaque battant de l'emblème de l'œil rouge.
Image
(Fig A)

Mode de vie, éducation et coutumes

Historiquement, les Ulaanud ont toujours été une tribu basant leur activité sur la taille de la pierre, que ça soit pour l’élaboration de petits objets artisanaux, décoratifs ou utilitaires mais aussi pour bâtir des choses plus importantes tel des autels ou bien des Khun Chuluu, ces visages de pierre taillés à la gloire des héros du passé et animés par quelques chamanes Xaela initiés.

La tribu vit donc dans des habitations de pierres taillées à même la roche comme la quasi intégralité du village dans un goulot d’étranglement naturel formé par le vallon (Fig B). Les façades des maisons sont ensuite décorées de peintures obtenues grâce à un savant mélange de pigments de couleur extraits de diverses roches ou végétaux mélangés à de l’huile de lin venant d’Hingashi, si toutes les couleurs peuvent être utilisées, le rouge uniquement est réservé aux façades de l’Ulaan Ariun Gazar où les prêtresses dirigent la tribu selon ce qui aura été interprété lors de leur transe. L’intérieur des demeures de pierre quant à lui est le plus souvent fourni de mobilier en bois échangé avec d’autres tribus du Ralliement, des tentures et autres moyens de couchage en peau et fourrure.

Image
(Fig B)
Les guerriers Ulaanud ont pour coutume de se peindre l’emblème de l’œil du clan sur le front quand ils doivent combattre d’autres tribus, cet emblème est le témoins de leur foi en Nhaama et se complaisent parfois à laisser circuler une rumeur que ce symbole leur laisserait entrevoir les actions de leur adversaires, quand à savoir si la rumeur dit vrai ou non, rien n'a été démontré.

En ce qui concerne les cultures et l’élevage en revanche, il est bien souvent décidé de façon stricte et très généralement de par l’interprétation des transes des prêtresses qui détermineront quels semis seront utilisés ainsi que le lieu de la transhumance d’été du bétail, celui d’hiver étant toujours situé dans le vallon herbeux.

Parmi les têtes de détails, les Hainag constituent l’élément majeur pour un fait très simple connu dans toute la Steppe : tout est utilisable dans un Hainag, lait, sang, os, fourrure et peau, il n’y a rien qui ne puisse être fait d’un Hainag.

Pour superviser les bêtes, les éleveurs Ulaanud utilisent des Yols, originaires des montagnes de la queue mais trop peu sont capables de monter ces créatures, aussi il est très rare de voir plus de deux Yols dressés dans la tribu.

Les jeunes de la tribu n’ont aucune éducation écrite, tout se fait par l’oral et la démonstration, cependant, une coutume existe chez les Ulaanud et est nommée le Songokh ou plusieurs objets sont déposés devant le petit qui atteint alors ses six mois, une faucille pour l’agriculture, un bâton de marche pour l’élevage, le burin pour la taille de la pierre, la lance pour le chasseur et la bourse de cuir pour le marchand, l’objet qu’il touchera sera alors lors d’une cérémonie à la pleine lune déterminera quelle voie il empruntera et une grande fête est alors donnée en son honneur et de la voie qu’il aura choisi.

Une autre coutume prend place lors de chaque printemps, le Sergeekh, les meilleurs tailleurs de pierre s’affrontent dans une démonstration de talent où les créations sont ensuite exposées à la pleine lune. L’œuvre dont la pierre brillera le plus intensément sera alors choisie comme symbole de fertilité et chaque femme désireuse de procréer devra y faire une offrande, demandant la bénédiction de Nhaama.
Image
Ulaanud faisant l'offrande de nourriture à Nhaama.

Hiérarchie sociale

Historiquement, la tribu n’a jamais été dirigée selon le système classique du Khagan ou de la Khatun mais se repose exclusivement sur les sanvaartan ou prêtresses dans la langue commune, un héritage de l’Ulaan Sanvaartan, la meneuse historique des quarante-six autres Xaela qui en sont venus à fonder la tribu Ulaanud. Lorsqu’elle accoucha de trois filles, deux d’entre elles présentaient la particularité physique de leur mère, celui d’avoir soit un, soit deux yeux dont l’iris est complètement ou partiellement de couleur carmin. Dès lors, l’enfant est destinée à devenir une Fille de la Lune, celles qui au travers de dansent induites par une transe puis ensuite traduites en signes concrets connus uniquement par les autres Filles de la Lune, exprimeront la parole de Nhaama.
Image
Fille de La Lune lors de sa danse.
Les Filles de la Lune sont alors en tête de la hiérarchie sociale et à chaque Filles, un Manaach est assigné, cette personne qui fait office de gardien est choisie parmi les meilleurs guerriers du village et suivent leur protégée comme leur ombre, ils sont donc second dans la hiérarchie et font également office de conseillers de guerres lors d’attaques d’autres tribu invasives, ils sortent rarement du Sanctuaire Rouge sauf en compagnie de la Fille de la Lune dont ils ont la charge.
Image
Manaach et sa protégée.
Autant les Filles de la Lune, les Manaach et leurs servants résident au sein de l’Ulaan Ariun Gazar (Fig C), le Sanctuaire Rouge. Là, ils organisent la vie de la tribu, préparent les rituels mais reçoivent également les membres de la tribu qui requièrent aide et conseil de la Mère du Crépuscule.
Image
(Fig C)
Viennent alors après ça les guerriers réguliers qui s’occupent principalement des patrouilles et de surveillance sur la haute muraille du Khot, agissant un peu comme des gardiens de l’ordre, puis les membres de la tribu plus basiques à l’exception des tailleurs de pierre qui eux ont une position honorifique assez haute dans la société, il est dit qu’ils ont reçu un don divin et sont respectés pour leur création d’une part mais aussi car si leur art venait à s’éteindre, ce serait toute la tribu qui en pâtirait.


La chute des Filles de La Lune

Si l’histoire nous apprend bien quelque chose, c’est que le pouvoir est quelque chose d’éphémère et il suffit d’une étincelle pour allumer tout un brasier de mécontentement et les rivalités familiales ne se résolvent pas d’elles-mêmes au fil du temps qui passe et c’est ce qu’il s’est passé il y a bientôt 33 ans de cela lorsque les sanvaartan et leur manaach ont été mis à mort par jalousie et convoitise lors de la Nuit de la Lune Noire.

Khan autoproclamé, Oktai Ulaanud commença alors un règne infâme où sa soif de pouvoir le conduisit à chasser les tailleurs de pierre pour les remplacer par des pilleurs, des assassins et des violeurs, assaillant d’autres tribus nomades en leur prenant tout, biens comme âmes, satisfait d’avoir enfin tout ce qu’il a toujours désiré et poussant ceux qui étaient les siens à l’exil forcé.
Image

La reprise d'Ulaan Khot

Trente-deux ans plus tard, dispersés et affaiblis, les Ulaanud avaient rejoint d’autres tribus et avaient tourné cette sombre page de leur histoire tout en continuant d’entendre les sordides histoires de pillage et destruction sous l’égide d’Oktai. C’était sans compter un petit cercle de Xaela toujours fidèles qui a repris espoir grâce aux paroles d’un Udgan. Deux Manaach furent envoyer trouver celle qui était la dernière ayant le sang d’Ulaan Sanvaartan et après bien des péripéties, c’est moins de quarante Ulaanud qui marchèrent vers l’Ulaan Uul pour affronter une horde de bandits, mettre à bas le Khan et enfin réclamer leur foyer.
Image
La charge des Ulaanud aux abords de l'Ulaan Khot

L'avenir

Aujourd’hui, l’actuel Khan, Genkshi Ulaanud essaie de restaurer une ancienne confiance qui autrefois fût perdue, le Xaela a néanmoins pu faire revenir les tailleurs de pierre et la plupart des anciens exilés. Les Qestir ont été parmi les premiers à faire un pas de géant vers les Ulaanud en leur donnant le droit de vendre l’artisanat de la tribu au grand marché de Ralliement mais plus de trente ans d’une mauvaise réputation n’est pas simple à effacer du jour au lendemain et certains Ulaanud préfèrent ne pas révéler leurs appartenance de peur de réveiller de vieux conflits auquel ils n’ont pas participé.

Certains auraient même décidé de quitter Ulaanud Khot pour parcourir ce monde et voir ce qu’il a à offrir.
Image
*La banane, c'est un fruit au top.

Répondre

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité