5ème Journal de voyage d’Akayane Kosenjobi.
Nord de la Noscea, sur le continent de Vylbrand.

Cinquante-et-unième entrée.Nord de la Noscea, sur le continent de Vylbrand.

« Qui erre dans les songes. »

Nous ne pouvions pas lui demander plus, et nous avions une cible : Le Marche Songe. Si Utanko déchaînait les passions par l’art et le spectacle, poussant par la fascination à livrer les secrets des Désirs de ceux affectés, le Marche Songe semblait partir directement les chercher au fond des rêves de ses victimes. Le Hameau des Malheureuses fut sa première proie, frappé par les brumes intenses endormant visiblement ceux qui s’y trouvaient. Des vagabonds, des pirates, et autres malheureux se trouvant là bas au mauvais moment étaient donc les futurs victimes du Marche Songe, que nous devions désormais arrêter rapidement.
Pour cette mission, notre équipe fut constituée de Y’nira, Hirai, Adi’ra, Lurhan et moi-même. Nous nous retrouvions peu après le crépuscule au Comptoir de Memeroon, alors que les Qiqirns cherchaient à se défendre des problèmes démoniaques du moment. Leleroon n’était pas là, le Qiqirn qui nous avait aidé jusque là et qui avait balancé sa pomme de pin sur la tête de Y’nira, et il nous fallait le retrouver. La pluie tombait fortement, ne dérangeant pratiquement pas notre groupe à qui fut offert des pommes de pin par les Qiqirn comme des gages de bonne fortune – ce que Y’nira ne récupéra pas, comme un traumatisme depuis qu’elle en à reçue plusieurs. Et c’est peut-être pour ça qu’elle fut la seule à avoir une grenouille sur la tête, se débattant avec le batracien pour lui faire quitter ses cheveux.

Lurhan avait usé d’une étrange sphère pour découvrir l’emplacement du Marche-Songe, et Adi’ra avait récupéré un Hurdy-Gurdy, un agréable instrument marin, pour dévoué les berceuses du néant. Celui ci fut rapidement utile : il affaiblissait les ombres qui nous attaquaient, nous laissant poursuivre ensemble, jusqu’à atteindre le centre des lieux. Adi’ra utilisa l’instrument pour changer la nature même du sort et de la musique provenant des lieux, bien que le marin lui ayant offert vint à ses côtés, et perdit la vie en jouant avec elle. Hirai et moi avions affrontés des cavaliers du néants, portant des armures orientales massives et sans casque, pendant que Y’nira et Lurhan repoussaient les rêveurs les plus mutés, devenu des humains maudits monstrueux, du néant ondulant partout autour d’eux.
La frustration et la colère se lisait sur les trains d’Adi’ra à la mort du marin, tandis que Y’nira priait un instant pour son âme. La demeure que Lurhan avait repéré plus au milieux de l’obscurité, des parchemins flottant un peu partout libérant une présence délétère. Depuis les ombres au sol, jaillit les griffes du Marche Songe : Un flagelleur d’âme, une créature du néant bien connu pour son danger et son maîtrise de la magie, jaillissant en nous proposant de finir au plus profond de nos songes et d’échapper à nos tourments. L’affronter fut particulièrement intense à cause de son bouclier ténébreux, devant être brisé sans cesse. Quand son bouclier faiblit, il fut achevé dans un dernier coup puissant, laissant la créature s’écraser au sol alors que les brumes s’éloignaient. Le dernier séide de Fukami vaincu, les brumes et la musique ne pouvaient plus la protéger. Désormais, nous devons la vaincre elle. »
Akayane Kosenjobi.