
Quel succès retentissant ! Hier soir, la Haute Sphère Ishgardaise s'était donné rendez-vous au Manoir Riverhood pour le bal d'ouverture marquant le coup d'envoi de la Saison Mondaine. Cette seconde édition démarre sur les chapeaux de roue : avec un nombre de participants qui a littéralement doublé par rapport à l'an passé, l'effervescence est totale dans la noblesse et la bourgeoisie. Alors que les coupes se vidaient, les langues se déliaient déjà : ce matin, les salons mondains ne bruissent que des premières rumeurs et des paris les plus fous pour deviner qui parviendra à conquérir le cœur des plus beaux partis de la cour !
♦ 𝐋𝐀 𝐃𝐈𝐆𝐍𝐈𝐓𝐄 𝐃𝐔 𝐋𝐎𝐔𝐏 𝐁𝐋𝐀𝐍𝐂
Le Bal du Solstice a ouvert la Saison Mondaine, mais c'est l'ombre du deuil qui a captivé les esprits. Lenore de Riverhood a tenu son rôle d’hôtesse avec une dignité remarquable, supplée par la veuve Clématis de Riverhood, recevant sans fléchir les condoléances qui ont afflué de toutes parts, notamment de Natria et Ilaria Barov, Nina Bermond, Aumaric Sereval, Lone Alberick, et Aelia Sorel entre autres. Seuls les observateurs les plus fins pouvaient deviner la fatigue gravée dans leurs yeux.
Pendant ce temps, Derek Riverhood s'est entretenu longuement avec Lucien Hautchemin lors d'un échange d'une franchise rare, évoquant la séduction, la pression des lignées et le noir de leur deuil sous un ton teinté de mélancolie. Victoria de Riverhood, d'ordinaire si réservée, a surpris la cour en acceptant plusieurs danses, s'affichant complice avec Mordred de Fergivre qu'elle a complimenté sur ses talents de cavalier. Enfin, Joshua de Riverhood circulait avec sa bonhomie habituelle, analysant chaque invité et poussant discrètement d'intéressants "bons partis" auprès de Lunive de Lunaciel et d'autres jeunes nobles, quittant le bal avec le sourire du devoir accompli.
♦ 𝐃𝐄 𝐅𝐔𝐓𝐔𝐑𝐒 𝐂𝐎𝐔𝐏𝐋𝐄𝐒 ?
Sur la piste, tous les regards se sont tournés vers Éloïse Courchamp, qui a d'abord partagé des mots avec Aedna de Lamétoile, Vivienne de Lioncourt et Aumaric Sereval. Mais c'est sa danse avec Castiel Greystone qui a fait jaser : une aisance bien trop naturelle pour être improvisée. Castiel, après avoir salué courtoisement Adalheid de Bertin, a fini sa soirée dans des échanges polis, presque tendres, avec Éloïse. Dans les salons, on murmure déjà que ce bal était loin d'être leur première rencontre.
Une autre joute s'est jouée pour Mordred de Fergivre : après une danse un peu raide avec Pascaline de Bertin et son rapprochement avec Victoria, il a été vu glissant de mystérieuses paroles à Vivienne de Lioncourt, arrivée pourtant discrète et repartie profondément songeuse. Le comportement de Mordred intrigue autant qu'il agace, à commencer par Madeline Hardougne qui le fixait avec une intensité venimeuse, refusant à voix haute d'être exhibée comme un "chocobo de compétition" avant d'échanger de façon très brute avec Adalheid, Clématis, Hayn de Meschevé et l'écuyer Artorias Sylvefer.
Du côté des Valsonge, Valeryon a rompu sa froideur habituelle. Après un échange glacial et efficace avec Sophie de Trencavel (venue seule et peu à l'aise), le seigneur s'est élancé sur la piste avec Winifred de Honeystone. Une sociabilité si soudaine qu'elle alimente déjà les rumeurs : s'agit-il d'une dette, d'intérêts communs ou d'une alliance politique ? Winifred a d'ailleurs passé sa soirée à observer la salle, la quittant sur une formule énigmatique qui fait trembler les antichambres : "La soirée des talents...", sans préciser lesquels.
♦ 𝐌𝐔𝐑𝐌𝐔𝐑𝐄𝐒 𝐃𝐄𝐒 𝐌𝐀𝐈𝐒𝐎𝐍𝐒
La maison Valdis a fait une entrée remarquée. Svaniel de Valdis est arrivé avec son panache habituel, saluant Deliah de Rivernel avant d'inviter Colette d’Estrelle du Baillieu à danser. Svaniel n'a pas manqué de noter avec un sourire éloquent que son frère Cardorane de Valdis, arrivé lumineux et détendu, "ne perdait pas de temps". Cardorane a en effet courtisé doucement Colette, mais c'est une autre conversation secrète, avec un invité tout à fait inattendu, qui l'a fait repartir avec une nervosité trahissant un lourd secret. Colette, quant à elle, est restée d'une maîtrise et d'une politesse impeccables face aux deux frères.
Chez les Bertin, Adalheid a rayonné de douceur, évoquant le nouveau-né de Seluna et Ermengard en décrivant ses mèches blanches comme une "petite couronne", prouvant la place centrale de cet enfant pour sa maison. À ses côtés, Pascaline de Bertin a navigué prudemment entre ses proches et les Riverhood. Non loin, Vantelme de Lanverlaix, le verre vissé à la main, s'est fait un plaisir d'observer la salle et de s'entretenir avec la très discrète Deliah, lui parlant à voix basse comme s'il lui confiait le plus grand des secrets.
Mais la véritable surprise est venue d'Isac de Rivernel. Loin de se cantonner à un rôle de simple observateur, il a passé la moitié de la soirée sur la piste de danse aux côtés de Katarina d'Aelvran. Cette dernière lui avait lancé un défi pour le moins insolite : réussir à manger un biscuit tout en valsant dans ses bras. Un rapprochement complice et une légèreté qui font déjà jaser les mauvaises langues, alors qu’Isac vient tout juste de rompre ses fiançailles avec Alicia Vendil... Nul doute que ce badinage audacieux saura nourrir l'encre de Dame Nation.
♦ 𝐋𝐄𝐒 𝐂𝐎𝐔𝐋𝐈𝐒𝐒𝐄𝐒 𝐃𝐔 𝐁𝐀𝐋
Derrière les sourires de façade, l'agitation était palpable. Aedna de Lamétoile, entrée au manoir avec la peur de "se jeter dans la gueule du loup", s'est finalement détendue en discutant avec Éloïse, Vivienne et le maître verrier Aumaric, ce dernier n'hésitant pas à apporter une touche de gravité dès que le deuil des Riverhood était évoqué. De son côté, Dorélien de Fleurian a affiché une douce mélancolie, partageant ses souvenirs d'abord avec Natria Barov puis avec Adalheid, comme l'écho d'un fardeau impossible à poser.
Les affaires commerciales ont aussi trouvé leur place : Aelia Sorel, ravie du succès de ses rideaux décoratifs, a discuté chiffons et parfums avec Amos Eilifint, dont la présence solaire et la générosité sincère ont réchauffé l'atmosphère. À l'inverse, une panique discrète a agité la soirée : Nina Bermond a dû gérer en coulisses la crise d'angoisse de Miranda de Mortéliane, visiblement terrorisée par quelque chose. Miranda est repartie soulagée, tandis que de son côté, la très fantomatique Émeline Desruvoix s'est contentée de glisser dans l'ombre, observant les tenues une coupe à la main.
Enfin, les intrigues de couloir s'enflamment autour de la domesticité. Sally Rosecroix, la servante brune du manoir, a capté bien des regards. Le champion Royenhardt d'Astelbrand a conversé avec elle avec une complicité de vieille connaissance, tandis que sa cavalière Constance de Faure dansait avec l'irréprochable Lancelin Desaulniers. Artorias s'est lui aussi attardé sur Sally, la fixant d'un œil trouble après avoir reçu un mystérieux objet des mains de Nina Bermond.
Alors que le bal se clôturait sous les applaudissements parfaits de Lancelin Desaulniers, une rumeur finale s'échappe des couloirs : Lucien Hautchemin a proposé de raccompagner quelqu'un en direction du Lys d'Or... mais l'identité de cette personne reste un mystère jalousement gardé. Une frustration partagée par les quelques invités exclus, qui ont trouvé que les familles Riverhood et Bertin occupaient définitivement tous les recoins du manoir, même ceux que l'on ne surveille pas.
Au milieu de ce flot de prétendants et de futures alliances, une sous-intrigue obsède déjà les esprits : qui, parmi les participants et invités, alimente en secret les potins de la mystérieuse Dame Nation ? Fait-elle elle-même partie des inscrits de cette Saison Mondaine, dissimulée parmi la foule ? Un véritable double jeu commence pour ces enquêteurs improvisés qui, tapis dans l'ombre, tentent de démasquer le corbeau... au risque de se perdre sur un échiquier bien trop grand pour eux.